L’argent, disait Boris, ne fait pas le bonheur de ceux qui n’en n’ont pas, quand le trop d’argent creuse partout les malheurs du monde…
Personne n’achètera l’histoire du Parthénon, quand même les pierres partiraient une à une marquer d’âme disparue les paradis fiscaux de la planète-fric. Personne n’achètera les cieux grecs. Leurs dieux sont morts, ils ne verront pas l’argent devenu fou écraser leur patrie, et personne ne possédera jamais les secrets du grand ciel bleu de la Méditerranée.
Ce qui s’achète a-t-il la moindre valeur ? Peut-on acheter le regard immense d’une vieille dame qui s’abandonne à ses rêves ? Personne ne peut s’offrir l’intime abandon de l’autre, qui fait la vraie vie. Aucun Sofitel ne donnera jamais le moindre amour aux impuissants de l’humanité. Ce qui se jette ici, là-bas vaut de l’or, ou de l’eau plus ou moins pure pour étancher la soif de la vie…
L’Afrique a l’étendue, la sécheresse, la pauvreté, et souvent la misère. Le pouvoir d’achat, dans ses excès, est un pouvoir de tue-la-vie, de tue-l’avenir, et même de tue-la- planète, quand les dangereuses richesses viennent souvent du passé, des matières premières amassées, des territoires possédés, et des hommes naguère achetés par millions.
Les milliards ne possèdent pas le monde, ils l’affolent. La dette affolante des pays riches est une insulte à l’humanité, selon l’I.A.L.H. Christian NOORBERGEN (1) I.A.L.H. : Institut de l’Analyse de la Lucidité de l’Humanité.