Covid,vaccin, passe sanitaire, liberté et poisson rouge.

Faisons le point. Le gouvernement a décidé de ne pas imposer la vaccination, de ne pas la rendre obligatoire. Par contre (non, pas « par contre »), de plus (non, pas de plus), en même temps ou dans le même temps, ou un peu avant, il délivre un certificat de vaccination attestant que la personne a bien reçu le vaccin. Dans le même esprit que ce qu'on trouve dans le carnet de santé de l'enfant ou parfois de l'adulte. Puis (donc, ce n'était pas tout à fait en même temps), il instaure le « passe sanitaire ». À la différence du certificat qu'on peut garder dans la poche ou le plus souvent dans un tiroir au cas où, le passe sanitaire s'applique, je cite, « à des catégories de lieux, d'événements et d'usages ». Il est exigible à l'entrée d'un certain nombre d'établissements, les bars, les restaurants, des magasins, certains transports, etc. Comme la liste est longue, je ne détaille pas. Certes, on y trouve quelques incohérences, mais faisons crédit aux promoteurs de cette disposition et retenons l'intention résumée dans le slogan : « pour rester ensemble face au virus ».

Pour le philosophe Emmanuel Kant, c'est l'intention qui compte et c'est sur celle-ci qu'on sera jugé. Pour être plus complet sur les intentions, je cite la page du gouvernement : « Son utilisation du passe est une condition pour lutter contre la nouvelle vague épidémique observée depuis plusieurs semaines, tout en permettant la poursuite de toutes les activités. Le passe préserve ainsi un retour à la vie normale et aux plaisirs du quotidien tout en minimisant les risques de circulation du virus, en complément des protocoles sanitaires propres à chaque secteur. » Les intentions sont bonnes puisqu'elles sont pour notre bien.

Ainsi, les possesseurs de la pièce à conviction (dans le sens de convaincante) c'est-à-dire ayant la preuve matérielle de la vaccination peuvent avoir accès aux lieux où elle est exigée. Je sais que la pièce à conviction est en droit la preuve matérielle d'un crime, d'un délit ou d'une faute et ce n'est pas le cas ici ou bien ce serait son défaut qui serait la preuve matérielle d'un délit ou d'une faute. J'ai trouvé dans le dictionnaire que Paul Claudel dans son livre Un Poète regarde la Croix avait écrit qu' « aux époques naïves et chez les peuples primitifs, le voleur était exposé à la réprobation générale, affublé de l'objet même de son larcin, de la pièce à conviction, ce pot sur la tête qu'il a soutiré, cette bourse à son cou dont par un coup de rasoir adroit il a débarrassé le légitime propriétaire. » Ici, on ne porte pas son passe en collier – enfin, pas encore - et rien ne distingue un vacciné d'un non-vacciné sauf à la porte d'un établissement au moment du contrôle. Sauf peut-être, pour un regard avisé, un petit quelque chose dans la démarche assurée de celui qui se conforme au droit. Mais jusqu'à maintenant, pas de signe ostensible ou « convictionnel » d'appartenance à tel ou tel groupe. On sait combien la manifestation d'une différence par des signes ostensibles en excite quelques-uns et il ne faudrait pas manifester sa foi dans le vaccin par un insigne. Je m'égare, mais quand même. Il y a dans la marque d'une distinction quelque chose qui touche à des valeurs.

J'ai vaguement le souvenir d'un ressenti éprouvé lorsque par exemple les trois ou quatre premiers rangs d'une salle de conférence ou de concert sont réservés à des personnalités qui en général sont absentes alors qu'on est relégué aux rangs d'après. Mais ce ressenti nous l'avons (je dis « nous », mais je généralise) pour tous les passe-droits, passe-file et autres privilèges. Ils sont en général perçus comme des faveurs accordées à tel ou telle qui vont à l'encontre du droit commun, du règlement ou simplement contre l'usage ordinaire qui voudrait que chacun et chacune soient traités à égalité. Et si tu ajoutes à cela la suffisance et la morgue des dits privilégiés, tu n’es pas loin de la révolte. Du genre, « moi je passe, pas toi ». C'est énervant !

D'ailleurs, c'est plus profond cette histoire de faveurs qui va bien au-delà du passe-ceci ou du passe-cela puisqu'elle touche au sentiment d'égalité et de justice, à ce qui est juste ou pas. Et c'est peut-être ce qui est en jeu aujourd'hui.Tiens, ça me fait penser à celui (c'est plutôt celui que celle-là), carrément sans gêne, qui, dans la file d'attente, passe devant tout le monde.

Le sentiment d'égalité et de justice est d'autant plus heurté qu'ici il ne s'agit pas seulement de places réservées ou de tricheurs, mais d'interdiction, d'exclusion ou de mise à l'écart.

Bon, j'ai planté le décor. On a donc une épidémie, on vaccine pour y faire face, comme on ne veut pas brutaliser les gens on leur laisse le choix de se faire vacciner ou non. Bien. Mais c'est là où ça se complique, c'est que seuls les vaccinés peuvent avoir accès à tel ou tel lieu grâce au passe. Nous verrons si l'hôpital fait partie de la liste.

Jusqu'à présent, j'ai tenté de m'en tenir aux faits, à la situation sans chercher à remonter aux causes, démarche qui en général aboutit à Dieu ou au Big Bang, sans non plus entrer dans le débat frontal pour ou contre le vaccin ou pour ou contre le laissez-passer sanitaire. Ce qui ne m'empêche pas d'avoir une opinion sinon une conviction, mais je n'aurais pas la pièce idoine à fournir. Je penche plutôt pour la vaccination alors qu'il y a quelque temps, je ne souhaitais pas me faire vacciner. C'est la mort d'un ami qui m'a décidé. Donc une décision plus émotive que rationnelle où j'aurais pesé le pour et le contre sans jamais y parvenir. Ceci étant je ne suis pas provaccin notamment compte tenu de la diversité des points de vue. Mais plus clairement, je me dis plutôt contre le passe sanitaire. Sans doute cela tient-il à une position profonde du genre contre ce qui est pour et contre ce qui entrave la marche. C'est une réaction basique, existentielle. Un animal pris au piège toujours se débat. Comme un individu, un peuple contraint. « Tant qu’un peuple est contraint d’obéir et qu’il obéit, il fait bien ; sitôt qu’il peut secouer le joug, et qu’il le secoue,il fait encore mieux. » (Jean-Jacques Rousseau / Du contrat social)



Et je ne veux pas dire non plus que ce débat n'est pas nécessaire. Au contraire, il permet d'établir un rapport de forces en faveur de telle ou telle idée et de dire ce qui vaut le plus dans une société. J'y reviendrais... peut-être ?

Je m'en tiens donc aux faits ou je tente de m'en tenir aux faits. Mais, il n'y a pas de faits en soi, mais que des interprétations dit Nietzsche et ce n'est que dans la convergence de certaines interprétations qu'on s'y retrouve. Je vois tout de suite se profiler un gros problème : s'il n'y a pas de faits établis alors tout se vaut et chacun balaye devant sa porte (ça ne se fait peut-être plus beaucoup d'ailleurs). Pourtant même en droit on est bien obligé d'établir la matérialité des faits. Le fait (sic) que je sois blessé pendant mon travail et que ma blessure soit apparente ne suffit pas pour que le fait soit établi. Il faut y ajouter des circonstances qui relèvent de tout un tas de registres parfois du registre de l’émotion ou du ressenti, et qui reposent sur la parole ou des témoignages, parfois évasifs, contradictoires ou partiaux.

Vouloir s'en tenir aux faits ne garantit en rien. J'ai tenté de le faire en première approche sans jugement ni interprétation, mais lorsqu'on décrit une situation, un mot, rien qu'un mot peut venir se glisser dans le propos sans qu'on y prenne garde et déjà on porte sans le vouloir un jugement sur la valeur du fait, une appréciation subjective donc idéologique. Tiens, prenez l'histoire du passe-droit. Dans le propos, se sont glissés les mots égalité, juste, justice et implicitement leur contraire, inégalité, injustice. De là arrive presque naturellement le mot « liberté ». Ça tombe bien parce que c'est là que je voulais en venir et le match de boxe peut commencer. A ma droite, la liberté menacée, à ma gauche une liberté possible. Ou l'inverse. C'est indifférent, car on a vu réunies droite et gauche pour la même revendication : « non au passe sanitaire ».

Je laisse la partie se poursuivre. Si je pose bien les termes du débat d'un côté le sauf-conduit sanitaire est une atteinte à la liberté si on ne le possède pas ; de l'autre, il est la possibilité pour les détenteurs de se déplacer librement et d'aller là où ils veulent se rendre. Pour les premiers objectivement et par rapport à ce qu'ils vivaient précédemment, il y a bien une limitation de leur liberté ; pour les seconds, il y a la possibilité d'exercer une liberté, mais ce n'est pas un gain de liberté puisque c'est en gros la possibilité de vivre comme avant. Alors qu'elle est cette liberté ? Sa nature ?

Une petite incise, mais pas mince : avoir en tête qu'il y a un certain nombre de personnes qui ne peuvent simplement pas exercer leurs droits élémentaires et que pour d'autres ils sont carrément au-dessus de ces questions. Leur mode de vie et leur niveau de vie les placent en dehors de tout soupçon. Ils peuvent ou non se faire vacciner, ils n'ont pas besoin de passe, et vont là ou bon leur semble. Je ne veux pas étirer en longueur la parenthèse, mais avant toute réflexion sur la liberté à propos de la situation présente, il serait bon de s'inquiéter un peu de ce qu'il en est des libertés aujourd'hui et de dramatiser un peu les propos tranquilles et généraux sur La Liberté avec majuscules : Qui ? Quand ? Où ? Comment ? Ça calme les propos de salon. Qui est privé de liberté ? Qui est privé de quoi ? Dans quelles circonstances ? Empêché de se nourrir, de se loger, de vivre. Et qui s'autorise tout ? Passe au-dessus du droit ? En avion ou en yacht ?

Où en étais-je ? Si pour les gens sans passeport (j'allais dire Ausweiss, mais ça, c'est le genre de ceux qui ont pensé apartheid, étoile jaune, camp, etc. Une « reductio ad hitlerum »), gens sans passeport qui ont l'habitude d'accéder à leurs lieux (endroit,considéré du point de vue de son affectation ou de ce qui s'y passe), à leurs lieux communs, il y a restriction de liberté incontestablement. Quant à ceux qui jouissent d'une liberté qu'ils avaient avant, il y a problème sur la nature même de cette liberté.

J'ai l'impression de tourner en rond, mais c'est le sort de toute réflexion qui avance à vue ou à gambades dirait Montaigne. J'aime assez son idée d'essai. D'essayer des idées même si elles ont été déjà largement rebattues. La liberté des possesseurs de passe est-elle une liberté retrouvée ? Oui, s'ils en avaient été privés, mais ce n'est pas le cas puisque c'est une liberté qu'ils avaient dans le cadre précédent. C'est donc une liberté qui s'exerce dans un nouveau cadre. Lequel cadre a été défini sans qu'ils aient eu à participer à sa confection. Peut-on dire que le cadre lui-même que je n'ai pas choisi permet néanmoins d'exercer une liberté ? Plutôt de me permettre d'exercer des libertés que j'avais avant ? Étrange ? Je crée un cadre suffisamment contraignant pour que tu aies le sentiment d'être en liberté !

Là je coince un peu. Voyons les ressources. Sartre. On n’a jamais été aussi libre que sous l'Occupation, dit-il. Traduire ainsi : que la liberté qui s'exerce pendant l'Occupation est en quelque sorte une liberté supérieure à celle que j'exerce dans un cadre soft dit démocratique. Je peux choisir librement ma marque de voiture, d'aller en vacances, d'aller au supermarché de mon choix, de voter, d'aller au cinéma, de m'installer en terrasse (noter que « tous en terrasse » est le signe majeur d'une liberté retrouvée). Sartre veut dire qu'il y a des situations où l'on peut faire vraiment l'épreuve de la liberté et paradoxalement c'est dans un cadre contraint, très contraint que c'est possible.

Or, le cadre n'est pas contraignant pour ceux qui ont le passeport puisqu'ils exercent la même pseudo-liberté qu'avant (je parle de ceux qui ne font pas l'objet de l'incise ci-dessus), aller et venir, tourner en rond. Par contre, il l'est pour ceux qui ne l'ont pas. Donc, ils vont avoir à cette occasion l'occasion d'exercer une liberté supérieure à celle que le maire de Reims appelle narcissique, la liberté de ceux qui ne pensent qu'à eux et à éviter tout conflit. Sauf que lui l'attribue à ceux qui ne veulent pas du passe. Or ce sont eux qui subissent la contrainte et ce sont eux qui ont la possibilité de dire « non » donc d'exercer une forme de liberté. Ceux à qui André Gide recommande de suivre leur pente, mais en la remontant !

Bon, mais on n'est pas sorti de l'auberge si tant est qu'on y soit rentré. C'est que le cadre qui nous est imposé l'est au nom d'une valeur qu'on pense supérieure, supérieure à la liberté ou à l'égalité qui sont, dit Miguel Benasayag, des exigences. Sauf que, comme pour le meilleur tireur de l'ouest, il y en a un toujours possiblement un de meilleur, il y a des « valeurs » (on met des guillemets, car le mot est pas mal édulcoré), qui à un moment donné valent plus que d'autres valeurs. Dernièrement, on avait la sécurité et on fouillait les sacs, maintenant on a la santé et on contrôle les passes.

Ce que je voulais dire avant de digresser à nouveau, c'est que c'est pour vivre ensemble qu'on nous demande d'accepter quelques contraintes en attendant que les choses s'arrangent, c'est au nom du Bien de tous. Alors dans ce cas, évidemment, contester le bien, le vivre ensemble, comme dit encore le maire de Reims c'est ne pas être responsable, c'est une liberté narcissique en c e sens-là. Notons au passage que la distinction proposée par le maire est heuristique (PS : pour ceux qui ne connaissent pas le mot, heuristique signifie « qui invite à l'étude, à la réflexion »).

Et bien sûr, vous posez la question de savoir qui établit les valeurs et quelles valeurs ? Alors on peut penser qu'il existe des valeurs, des lois ontologiques, naturelles qui existent avant toute institution humaine et qui valent plus que ce qu'on appelle le droit positif, les règles établies par les humains. Antigone est le modèle de cette distinction. Pour contester son oncle Créon qui invoque les règles positives (c'est-à-dire posées) de la Cité pour ne pas donner de sépulture au frère d'Antigone, celle-ci invoque un droit naturel, une loi naturelle sur lesquels on peut s'appuyer pour dire que tout être humain a droit à une sépulture. C'est un peu raccourci (comme disait Louis XVI), mais c'est l'idée. Et si les valeurs sont naturelles, on ne discute pas.

À l'inverse on peut penser qu'il n'y a pas de ces lois naturelles qui fixent les valeurs qui valent en tout temps et tout lieu. On peut penser comme dit Blaise Pascal qu'avant l'établissement il n'y a rien. C'est un désert de valeurs. Elles ne s'installent que dès lors qu'il y a société et il ne peut y avoir de société qui définisse ce qui vaut ou ce qui ne vaut pas tant qu'elle n'est pas créée. De là, selon les époques, les valeurs varient et sont le fruit des rapports de forces qui existent dans la société. Tantôt la mesure, l'ordre ; tantôt l'honneur ; ou encore la liberté et l'égalité puis la santé et la sécurité ; peut-être même l'utilité, l'efficacité, la réussite, la performance... Tout cela n'est pas tranché et s'entremêle, mais certaines valeurs ou principes deviennent dominants à un moment donné et indiquent comment il faut penser le monde. Et comme il est dans leur nature de dominer, ils deviennent l'objet de la politique, ou d'une politique. Une politique de santé, pour la bonne santé des citoyens. Alexis de Tocqueville dans de la Démocratie en Amérique (XIXe), imaginant sous quels traits nouveaux le despotisme pourrait se produire dans le monde, voit des hommes vivants repliés sur la sphère familiale, préoccupés uniquement par de petits et vulgaires plaisirs, et au-dessus d’eux un pouvoir immense et tutélaire, « qui se charge seul d’assurer leur jouissance et de veiller sur leur sort ». Il montre alors que l’État protecteur ne peut que maintenir les hommes dans l’enfance et l’irresponsabilité. Certes, contrairement à l’État violent et ouvertement dominateur, l’État bienveillant ne brise pas les volontés. Mais il les amollit, les plie et les dirige. S’il force rarement à agir, il s’oppose sans cesse à ce qu’on agisse. Il ne détruit point, mais il empêche de naître. Il ne tyrannise point, mais « il gêne, il comprime, il énerve, il éteint, il hébète, et il réduit enfin chaque nation à n’être plus qu’un troupeau d’animaux timides et industrieux, dont le gouvernement est le berger ». Il pourrait même, ajoute l'auteur, nous éviter l'effort de penser. Mais n’exagérons pas, nous n'en sommes pas là. Alors quoi ? Eh bien, on ne peut rien conclure. Rationnellement. Maintenant place aux convictions. La réflexion et la rationalisation (ou leur tentative) cèdent ici le pas à l'intime conviction faite de sensibilité, de ressenti, d'intuition. Au bout du compte : « comment la sens-je cette affaire ? ».

À la manière de Spinoza, je suis affecté par quelque chose même si je n'en ai rien à faire et pourtant quelque chose m'arrive. En effet, dire que je n'en ai rien à faire c'est déjà une réponse à quelque chose qui m'a affecté. Je suis donc affecté par cette histoire de vaccin et de passe et avant toute réflexion mon corps/esprit réagit. Et c'est d'abord par le ventre que je peux ressentir la liberté. On dit ça me ferait bien mal au ventre d'accepter ceci ou cela. Le ventre et la tête. Et le corps se met en route. En se pliant ou en se dressant.

Pour terminer, je voudrais préciser une chose. La liberté, me semble-t-il, se définit par rapport à un cadre plus ou moins contraignant ou vécu comme contraignant (oui, il faudrait aussi ajouter « vécu comme »). Par rapport à des interdits, des obligations, des autorisations. Ainsi le cadre défini par l'obligation du passe peut ou non toucher à la liberté. On la distinguera du libre-arbitre. Celui s'exerce presque indépendamment du cadre même fort contraignant. Le poisson rouge dans le bocal a toujours la possibilité d'aller dans un sens ou un autre. Il y va de son libre arbitre. Oedipe malgré la fatalité qui pèse sur lui fait toujours des choix tout au long de sa vie. Même presque totalement paralysé (aujourd'hui on dit handicapé), je peux encore lever le petit doigt pour contester les dispositions prises pour moi. Cela dépend de mon libre-arbitre. On aura le droit de contester que ce libre-arbitre est absolu, indépendant de toutes déterminations. C'est encore un autre débat, vital.

Ainsi, dans un cadre sanitaire qui m'est imposé et qui nuit à la liberté, je peux exercer mon libre-arbitre. Celui de voir comment je suis enchaîné.... Libre-arbitre donc à ne pas confondre avec liberté ou alors par illusion d'optique.

La ressemblance avec le poisson rouge est fortuite. Ainsi va le monde.

Didier Martz

https://youtu.be/6TH7V2SwPQo

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