AUX ENFANTS D'AILLEURS

Aux enfants d’ailleurs, d’ici ou là Transis de peur ou bien d’effroi Donne pas ta vie aux abrutis A ces gros porcs buteurs de corps Qui violent ton âme et pis encore Tous ces butors venus d’ailleurs Goûter, toucher, flétrir ton corps Souiller ton sang jusqu’à la mort Chercheurs de pores ou chercheurs d’or Et de trésors à peine fleuris Ne les laisse pas prendre ton sort Ces abuseurs buveurs de corps Jusqu à plus soif, jusqu’à la lie Sur un vieux lit bien dégueulasse Qui volent ton corps, veulent pas ton coeur Les laisse pas faire, ces gros salaces… A côté de toi, gros dégueulasse, Le brave King-Kong a plus de classe; Le mastodonte te fout la honte… A côté d’ toi gros dégueulasse, Roi des sévices et de Pat-Pong, Lui n’os’ rait pas violer sa blonde, Préfère la mettre bien à l’abri La regarder en amoureux La dévorer de ses grands yeux. Elle voulait pas ; l’a pas touchée Elle est partie ; il a pleuré L’a respectée, c’est ça la vie… Alors, petit d’ici D’ailleurs ou bien d’Asie, Ne les laisse pas toucher ton corps Prendre ta vie et puis ton sort Car n’oublie pas, c’ui qui a tort Ce n’est pas toi, c’est le plus fort Car n’oublie pas, c’ui qui a tort Le responsable, le vrai coupable, C’ui qui sait bien, le gros malin! C’est le plus grand : PAS LES ENFANTS !

Valérie Demotié