VENDREDI de la PHILOSOPHIE - Février 26

De la première caresse au tout dernier frisson voici l’amour en chansons proposé par Didier Martz à la guitare et Jean-Pierre Hamel, tous deux pholosphes.

Médiathèque Jean Falala - Reims Vendredi 13 Février 2026 – 18h – 20 h

Les chansons d’amour sont parfois banales. Mais il en est qui s’enhardissent à nous faire entendre une passion pleine d’audace, qui bouillonne dès qu’elle peut faire un pas de plus vers le corps aimé. Écoutez-les ! !

« Parlez-moi d’amour, redites-moi des choses tendres ». Encore et encore. Toujours dans la redite, cette chanson d’amour de Lucienne Boyer (1901 1983) sonne comme un ressassement, une répétition. Un refrain entêtant dont on ne se lasse pour ainsi dire jamais : « Votre beau discours mon coeur n’est pas las de l’entendre. » Une vieille chanson reprise par Dalida en duo avec Alain Delon « Paroles, paroles ». Parlez- moi d’amour, mais « encore des mots, toujours des mots, les mêmes mots », et, en plus, enrobés « de bonbons et de chocolat ». Elle dit qu’au fond, je ne crois en rien votre discours, mais, malgré moi, je veux y croire. Parlez-moi d’amour, car il est essentiel de se réconforter en trouvant un endroit qui accepte les tourments de l’âme, au point de les ressasser et de les répéter en chanson. Que les chanteurs nous fassent pleurer est un bonus, et même s’« il n’y a pas d’amour heureux (Aragon), il est important de répéter inlassablement ces mots sacrés : « je vous aime ». « Et le ciel bleu sur nous peut s’effondrer et la terre peut bien s’écrouler, peu importe : si tu m’aimes, je me fous du monde entier. »(Piaf)

Dans l’amour, passion aveugle, on finit par «perdre la raison » (Ferrat) et même « aimer à en mourir » (Cabrel). C’est sans compter avec le temps, car avec lui tout s’en va ... avec le temps, on n’aime plus. C’est sans compter avec la routine et « comme d’habitude , on fera semblant » (C. François). Aussi faut-il éviter d’attacher « les coeurs aux queues des casseroles. » Car « Vénus se fait vieille et elle perd son latin devant la lèche-frites." Brassens). Une solution, peut-être : « Passer l’amour à la machine pour voir si les couleurs d’origine peuvent revenir » (Souchon). Ou alors, comme, selon Galien (129/201 ou 216) )« chaque animal est triste après le coït », et ne faut-il pas partir avant d’encore une fois mourir et « fuir le bonheur avant qu’il ne se sauve (Gainsbourg) Didier Martz

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