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  <title>Le temps qu'il fait dans les consciences et les Cafés de Philo rémois</title>
  <description><![CDATA[La philo en ligne: Le temps qu'il fait dans les consciences]]></description>
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<item rdf:about="http://www.cyberphilo.org/index.php/163-wagner-au-cafe-de-philosophie">
  <title>WAGNER AU CAFE DE PHILOSOPHIE</title>
  <link>http://www.cyberphilo.org/index.php/163-wagner-au-cafe-de-philosophie</link>
  <dc:date>2012-05-20T07:50:01+02:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>Admin</dc:creator>
  <dc:subject>Le café de philosophie</dc:subject>
  <description>« En franchissant le Cap de Bonne Espérance, un marin hollandais redoute de mourir...  Il se risque alors à faire un pacte avec Satan: s'il a la vie sauve, il lui livre son âme. Pari tenu ! En conséquence, il doit naviguer éternellement...  Seule grâce, il aura le droit, une fois tous les sept ans, de toucher terre afin d'y rencontrer l'âme soeur qui serait en mesure de le libérer....
Wagner, également auteur du livret, traite ici du thème de la Rédemption par l'Amour... »</description>
  <content:encoded><![CDATA[<p>«&nbsp;En franchissant le Cap de Bonne Espérance, un marin hollandais redoute de mourir...  Il se risque alors à faire un pacte avec Satan: s'il a la vie sauve, il lui livre son âme. Pari tenu&nbsp;! En conséquence, il doit naviguer éternellement...  Seule grâce, il aura le droit, une fois tous les sept ans, de toucher terre afin d'y rencontrer l'âme soeur qui serait en mesure de le libérer....
Wagner, également auteur du livret, traite ici du thème de la Rédemption par l'Amour...&nbsp;»</p> <p>WAGNER au Café de Philosophie</p>


<p>Ce café de philosophie un peu particulier aura lieu le samedi 26 mai à 17 h 30 à l'Opéra (Le grand Théâtre). L'entrée se fera par celle des artistes (sur le côté).
Il sera animé par Jean-Pierre Hamel, philosophe et Francis Albou, professeur agrégé de musicologie et organiste titulaire du grand orgue de St. Jacques.
Francis Albou a été 20 ans critique musical à Paris dans diverses revues françaises telles que Répertoire, la Revue du Son et l'Audiophile. Il assume deux cycles de conférences chaque année, l'une sur la programmation de l'Opéra de Reims, l'autre sur l'histoire de la musique occidentale, au Conservatoire.<br /></p>


<p>Et n'oubliez pas : « sans la musique la vie serait une erreur » dixit Nietzsche, le frère ennemi de Wagner,</p>]]></content:encoded>
</item>
<item rdf:about="http://www.cyberphilo.org/index.php/162-carlos-fuentes-a-dit">
  <title>162 - CARLOS FUENTES A DIT....</title>
  <link>http://www.cyberphilo.org/index.php/162-carlos-fuentes-a-dit</link>
  <dc:date>2012-05-16T11:08:52+02:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>Admin</dc:creator>
  <dc:subject>Le monde comme il va</dc:subject>
  <description>Quelqu'un qui est à l'aise dans sa patrie, c'est bien, mais ce n'est pas grand-chose. Quelqu'un qui est à l'aise partout dans le monde, c'est mieux. Mais seul est parfait celui qui ne se trouve chez lui nulle part...</description>
  <content:encoded><![CDATA[<p>Quelqu'un qui est à l'aise dans sa patrie, c'est bien, mais ce n'est pas grand-chose. Quelqu'un qui est à l'aise partout dans le monde, c'est mieux. Mais seul est parfait celui qui ne se trouve chez lui nulle part...</p> <pre>162 - Carlos Fuentes a dit...</pre>


<p>Bienvenue à toutes et à tous.</p>


<p>Le grand écrivain universel et mexicain Carlos Fuentes est mort mardi 15 mai à l'âge de 83 ans.</p>


<p>Sur l'espoir, Carlos Fuentes a dit : Il n'est pire servitude que l'espoir d'être heureux.</p>


<p>Sur la vieillesse, Carlos Fuentes a dit : J'ai toujours su que l'âge mûr est une façon de se remémorer clairement tout ce qui a été oublié (perdu), l'enfance revient avec le vieillissement, alors que la jeunesse la rejette.</p>


<p>Sur la mémoire, Carlos Fuentes a dit : Je pense et parle toujours d'une mémoire contiguë alors que je ne fais peut-être qu'évoquer une vie brutalement interrompue il y a des siècles : le temps immédiat ressemble au plus lointain, entre les deux se dressent les marais de l'oubli.
Ou encore, la mémoire est le désir satisfait.</p>


<p>Sur l'amour, Carlos Fuentes a dit : L'amour c'est oublier maris, parents, enfants, amis, ennemis. L'amour c'est éliminer tout calcul, toute préoccupation, tout pesage du pour et du contre.
Et sur l'amitié : Rien ne suscite plus grande mélancolie que l'idée de ne pas connaître tous les êtres qu'on aurait pu aimer, qu'on va mourir avant d'avoir pu les rencontrer</p>


<p>Sur la littérature, Carlos Fuentes a dit : La littérature est un art inégalable qui relate la vie réelle d'une communauté, ses moeurs.
Et aussi : la littérature est une blessure par où jaillit l'indispensable divorce entre les mots et les choses. Par cette plaie, nous pouvons perdre tout notre sang.</p>


<p>Sur la mort, Carlos Fuentes a dit : La mort n'est pas une fin. C'est un commencement. Elle est à l'origine de toute chose : nous venons de la mort.</p>


<p>Sur le langage, Carlos Fuentes a dit : Les mots finissent toujours par construire le contraire d'eux-mêmes. Et c'est le mot "attention" que choisissait Carlos Fuentes. "Ce mot-là le conduit vers tous les autres".</p>


<p>Et sur notre rapport aux autres, à l'étranger, Carlos Fuentes a dit : Le fait</p>

<pre>d'exalter le "choc des civilisations » favorise de
violents fondamentalismes d'un côté comme de
l'autre, nous fait oublier que nous sommes nés de
rencontres de civilisations, qu'il est de notre
devoir de respecter les différences et d'additionner
les ressemblances des grandes cultures de l'humanité.</pre>

<p>Et pour conclure, contre un nationalisme excessif : Quelqu'un qui est à l'aise dans sa patrie, c'est bien, mais ce n'est pas grand-chose. Quelqu'un qui est à l'aise partout dans le monde, c'est mieux. Mais seul est parfait celui qui ne se trouve chez lui nulle part..."</p>


<p>Ainsi va le monde.</p>


<p>Ecouter la chronique sur&nbsp;: http://www.reims-web.com/ces-gens-la/chronique-audio-ainsi-va-le-monde-didier-martz.php</p>


<p>Didier Martz, 17 et 18 mai 2012</p>]]></content:encoded>
</item>
<item rdf:about="http://www.cyberphilo.org/index.php/cafe-de-philo-du-samedi-9-juin-2012">
  <title>Café de philo du samedi 26 mai 2012</title>
  <link>http://www.cyberphilo.org/index.php/cafe-de-philo-du-samedi-9-juin-2012</link>
  <dc:date>2012-05-12T23:26:58+02:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>Lucette</dc:creator>
  <dc:subject>General</dc:subject>
  <description>A propos de la musique de Tannhäuser


A l'Opéra de Reims, 17/19h, entrée libre et gratuite....</description>
  <content:encoded><![CDATA[ <p>A propos de la musique de Tannhäuser</p>


<p>A l'Opéra de Reims, 17/19h, entrée libre et gratuite.</p>]]></content:encoded>
</item>
<item rdf:about="http://www.cyberphilo.org/index.php/161-l-angoisse-de-l-electeur-indecis-dans-l-isoloir">
  <title>161 - L'angoisse de l'électeur indécis dans l'isoloir</title>
  <link>http://www.cyberphilo.org/index.php/161-l-angoisse-de-l-electeur-indecis-dans-l-isoloir</link>
  <dc:date>2012-05-08T19:28:43+02:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>Admin</dc:creator>
  <dc:subject>Le monde comme il va</dc:subject>
  <description>C'est typiquement le cas du gardien de but au moment du penalty. Son attitude est cruciale puisqu'un arrêt peut sceller le sort du match. En deux ou trois dixièmes de secondes, le gardien doit décider s’il plonge à droite, s’il plonge à gauche, ou s’il ne bouge pas, c'est-à-dire s'il reste au milieu. La décision du tireur et celle du gardien étant quasi-simultanées, l’incertitude est totale...</description>
  <content:encoded><![CDATA[<p>C'est typiquement le cas du gardien de but au moment du penalty. Son attitude est cruciale puisqu'un arrêt peut sceller le sort du match. En deux ou trois dixièmes de secondes, le gardien doit décider s&#8217;il plonge à droite, s&#8217;il plonge à gauche, ou s&#8217;il ne bouge pas, c'est-à-dire s'il reste au milieu. La décision du tireur et celle du gardien étant quasi-simultanées, l&#8217;incertitude est totale...</p> <p>Bienvenue à toutes et à tous</p>


<p>Dans la chronique numéro 159 &#8211; qu'on peut relire ici - je vous livrai mon analyse du premier tour des élections présidentielles à partir des résultats obtenus par les candidats dans le petit village de Rochefourchat dans la Drôme dont la particularité est de n'avoir qu'un habitant recensé mais, autre particularité, d'avoir 10 électeurs inscrits. Au premier tour Nicolas Sarkozy avait obtenu 6 voix, François Hollande 2 et Marine Le Pen 1. Sauf revirement improbable, je pouvais m'avancer à dire, comme l'un des candidats, que « c'était plié ». Pas de suspense donc sauf celui de savoir comment allait se comporter l'électeur de Marine Le Pen et l'abstentionniste. Je vais vous décevoir mais au vu des résultats du second tour, je ne peux rien dire car, et c'est une autre particularité de ce très petit village, de 10 électeurs inscrits au premier tour,  on est passé à 11 inscrits au second alors que les listes électorales sont bouclées depuis le 31 décembre 2011 ! Ce qui donne au second tour : 11 inscrits, 9 votants, 2 abstentions, Nicolas Sarkozy 7 voix &#8211; il en gagne une et François Hollande reste stable avec 2 voix.</p>


<p>Difficile de faire une analyse sérieuse dans ces conditions. Vous penserez sans doute que ça n'a pas un grand intérêt. Mais imaginons que le résultat de l'élection au niveau national ait tenu à une voix. L'enjeu est considérable. Et imaginons que chacun au moment de voter ait eu conscience de cette responsabilité : je pense notamment à l'indécis, à l'hésitant, les autres sachant déjà ce qu'ils vont faire.</p>


<p>C'est typiquement le cas du gardien de but au moment du penalty. Son attitude est cruciale puisqu'un arrêt peut sceller le sort du match. En deux ou trois dixièmes de secondes, le gardien doit décider s&#8217;il plonge à droite, s&#8217;il plonge à gauche, ou s&#8217;il ne bouge pas, c'est-à-dire s'il reste au milieu. La décision du tireur et celle du gardien étant quasi-simultanées, l&#8217;incertitude est totale.
Peter Handke dans son roman évoque l'angoisse qui saisit le gardien à ce moment précis. Angoisse partagée par l'électeur indécis dans la solitude de l'isoloir.</p>


<p>On peut l'imaginer pesant le pour et le contre, prenant un bulletin, puis le déposant pour le reprendre à nouveau même si dehors on s'impatiente comme devant les cabines téléphoniques occupées par un bavard. Bergson, le philosophe, nous dirait qu'en fait l'indécis n'est pas si hésitant que cela et que s'il s'interrogeait un peu sur lui-même il se verrait certes peser des motifs et délibérer alors qu'en fait sa résolution est déjà prise. Une voix intérieure, dit Bergson, une voix à peine perceptible, lui murmure : « Pourquoi cette délibération ? Tu en connais l'issue et tu sais bien ce que tu va faire ». Sartre, l'autre philosophe, dirait simplement, que quand il délibère, « les jeux sont déjà faits. »</p>


<p>Malgré tout, on ne peut lui nier une délibération authentique. Mainte décision ressemble à un coup de dés auquel on a recours pour mettre fin à une hésitation. Le jeu est si peu fait qu'on laisse au hasard ou au caprice le soin de le faire et on tire un bulletin au sort. Ou bien on s'abstient, on ne sait pas quoi faire.
Joseph Bloch, le héros du roman de Handke sus-cité, gardien de but de classe internationale, ne peut pas tenir devant l'angoisse au moment du pénalty, il « décroche », encaisse le but et se fait expulser par l'arbitre. L'âne de Buridan, lui, mourra de faim et de soif, faute de pouvoir choisir entre le seau d'avoine et le seau d'eau. Ainsi va le monde !</p>


<p>Didier Martz, 10 mai 2012</p>


<p>La chronique hebdomadaire sur RCF Reims-Ardennes
A écouter en web radio sur&nbsp;: http://www.reims-web.com/ces-gens-la/chronique-audio-ainsi-va-le-monde-didier-martz.php</p>]]></content:encoded>
</item>
<item rdf:about="http://www.cyberphilo.org/index.php/les-lendemains-savent-ils-chanter">
  <title>LES LENDEMAINS SAVENT-ILS CHANTER ?</title>
  <link>http://www.cyberphilo.org/index.php/les-lendemains-savent-ils-chanter</link>
  <dc:date>2012-05-07T14:42:48+02:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>Admin</dc:creator>
  <dc:subject>General</dc:subject>
  <description>par Christian Noorbergen, philosophe</description>
  <content:encoded><![CDATA[<p>par Christian Noorbergen, philosophe</p> <p>Les lendemains savent-ils chanter ?</p>


<p>Ô supporteurs, avez-vous tant chanté, crié, applaudi qu&#8217;il n&#8217;est plus temps, sans doute, de faire les beaux comptes des rêves perdus, des élans fatigués et des désespoirs autorisés. Les durs pépins de la réalité se coincent dans les gosiers serrés des lendemains qui chantent et qui déchantent. Ceux qui ont perdu n&#8217;ont pas gagné le droit de prédire l&#8217;échec possible des vainqueurs, ni de ressasser leur ranc&#339;ur, ni de perdre l&#8217;espoir d&#8217;une proche revanche&#8230;
Ceux qui ont gagné n&#8217;ont pas gagné le droit de se croire vainqueurs du monde, ni d&#8217;humilier les vaincus, ni de perdre l&#8217;espoir d&#8217;une possible réussite.
Dans le champ de la dure réalité, dans les chants faussés des ridicules promesses, il n&#8217;y a ni vainqueurs, ni vaincus. La vie s&#8217;enrêve toujours, mais la vie sans rêve est aride. La vraie vie n&#8217;est pas ailleurs, elle est ici et maintenant avec des positions sociales et politiques très variables et très discutables, quand l&#8217;affect tire souvent les ficelles de nos élans. La réalité ne se transforme pas à coups d&#8217;amers lendemains déchantés, lesquels  chantent parfois joliment&#8230; Le long terme est un horizon ouvert où les énergies de l&#8217;utopie sont déjà les sources du présent. Les chants du lendemain sont de trop courte portée, quand les inquiétudes mêlées de la planète et de l&#8217;humanité, nécessairement partagées par tous, sans vainqueurs ni vaincus, exigent des prises de vue, des prises de vie et des prises de risques d&#8217;une autre ampleur que celles de l&#8217;aube prochaine. Qu&#8217;en dis-tu, ô utopie ? Et quand penseras-tu vraiment ?</p>]]></content:encoded>
</item>
<item rdf:about="http://www.cyberphilo.org/index.php/qui-est-didier-martz">
  <title>QUI EST DIDIER MARTZ ?</title>
  <link>http://www.cyberphilo.org/index.php/qui-est-didier-martz</link>
  <dc:date>2012-05-06T12:06:26+02:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>Admin</dc:creator>
  <dc:subject>General</dc:subject>
  <description>Philosopher pour comprendre le monde dans lequel nous vivons et contribuer à son évolution; philosopher pour vivre mieux et plus libre...;
Philosopher pour se former, pour apprendre à penser par soi-même</description>
  <content:encoded><![CDATA[<p>Philosopher pour comprendre le monde dans lequel nous vivons et contribuer à son évolution; philosopher pour vivre mieux et plus libre...;
Philosopher pour se former, pour apprendre à penser par soi-même</p> <p>_Didier MARTZ<br /></p>


<p>Professeur de philosophie, philosophe ou plutôt essayiste, auteur, chroniqueur, éditeur d'une revue, an et musicien. <br /></p>


<p>Formateur d'adultes (communication, management...), consultant (élaboration de projets d'établissement, de service, audit culturel...), accompagnement direction, chargé de mission près le recteur d'académie et le préfet de la région Champagne Ardenne pour l'enseignement supérieur et la recherche, directeur de cabinet du recteur.<br /></p>

<pre></pre>

<p>Préoccupé par les possibilités d&#8217;accès des individus à la parole publique et leur formation, je conduis depuis 14 ans des cafés de philosophie à Reims et ailleurs. Cette pratique est aussi utilisée dans les stages de formation.<br />
Surtout préoccupé par la permanence de ceux qu'on appelle "exclus", j'interviens pour les associations qui man&#339;uvrent pour leur reconnaissance et intégration</p>



<p><strong>PUBLICATIONS</strong></p>

<ol>
<li>Actes</li>
</ol>

<p>- Colloque « Vieillir sans maltraitance » - «<strong> Une si fragile dignité </strong>» &#8211; 17 octobre 2006 &#8211; CCAS - La Rochelle &#8211; Actes du colloque</p>


<p>- Journée Insertion Handicap 2006 &#8211; « <strong>Le handicap : une chance pour les individus et la société</strong> » - Paris, 2006 - http://www.chorum.fr</p>


<p>- Journée d&#8217;étude APVAPA Institut de formation M§R&#8211; La place de la relation dans l&#8217;accompagnement du grand vieillard désorienté : Regards croisés &#8211;<strong> Le regard du philosophe</strong> Paris, Octobre 2006 &#8211; www.validation-eva.com (association européenne de validation)</p>


<p>- Journées d&#8217;études de la FISAF &#8211; Handicaps pluriels et déficience visuelle : quelle reconnaissance ? Quels accompagnements ? &#8211; <strong>« Du concept d&#8217;incapacité à celui de potentialités</strong> » - La Baule, Septembre 2007 - http://www.fisaf.asso.fr</p>


<p>- Journées d&#8217;Etudes 2007 de la FN3S (Fédération Nationale des Services Sociaux Spécialisés de Protection de l&#8217;Enfance et de l&#8217;Adolescence &#8211; « Abus sexuels : l&#8217;Assistance Educative face à la demande sociale « d&#8217;expertise » - <strong>« Au jardin des espèces »</strong> - Nancy, novembre 2007 (à paraître)</p>


<p>- XXVIIIème Assises du Carrefour National de l&#8217;Action Educative en Milieu Ouvert &#8211; 26,27,28 mars 2008 &#8211; <strong>De quoi parle-t-on quand on parle d&#8217;éthique ?</strong> &#8211; Actes à paraître</p>


<p>- Journées d&#8217;Etudes 2008 de la FN3S (Fédération Nationale des Services Sociaux Spécialisés de Protection de l&#8217;Enfance et de l&#8217;Adolescence : <strong>Jugement de valeur, jugement de droit : dans les cuisines du jugement,</strong> Paris la Défense, 19, 20 et 21 novembre &#8211; Actes à paraître -
ulnérabilités
- 1ère rencontre régionale de la Ligue des Droits de l&#8217;Homme, Violences et Vulnérabilité, <strong>« Eloge de la faiblesse </strong>»,  NIORT 29 novembre 2008 (DVD Violences et vulnérabilités)</p>


<p>- 8ème Journée Champardennaise de Soins Palliatifs <strong>« Vivre quand le corps fout le camp : Variations »</strong>  Octobre 2009 (à paraître)</p>


<p>- 32ème Congrès National FISAF - Avancée en âge et déficience sensorielle, « <strong>Une approche éco-systémique du vieillissement »</strong>, Novembre 2009</p>


<p>- A.T.I. - Rencontres &#8211; <strong>«&nbsp;Autonomie, protection, éthique, dignité...&nbsp;: mettre les mots à l'épreuve&nbsp;»</strong> -Rennes janvier 2010</p>


<p>- Festival Handi-Blues, Forum Culture-paradoxe- résistance, 11 juin 2010, Saint Trojan les Bains (en DVD) auprès de GRRT</p>


<p>- 31ème assises du CNAEMO (Carrefour National de l'Action Educative en Milieu Ouvert), Quelle prise de risque dans une société incertaine&nbsp;? <strong>S'engager au risque de la rencontre</strong> Lyon les 16, 17, 18 mars 2011</p>


<p>- SPLF (Société de Psychogériatrie de Langue française - Consentement, dépendance, autonomie - Toulouse, Septembre 2011)</p>

<ol>
<li>Articles</li>
</ol>

<p>- Le goût de la parole - Association les Trois Mondes, cercle 0ralia 2002</p>


<p>- La philosophie à l&#8217;épreuve de Daumal &#8211; Les Trois Mondes</p>


<p>- Lire l&#8217;hétérogénéité romanesque, Altérité, altération, Editions EPURE, Reims 2008</p>


<p>- Les arts du feu en Champagne Ardenne et ailleurs, La vision du philosophe, SCEREN 2008</p>


<p>- Champagne, le bois sans modération, L&#8217;effervescence et l&#8217;éphémère, Editions de l&#8217;Effervescence, 2007</p>

<ol>
<li>Ouvrages</li>
</ol>

<p>- « Vous avez dit euthanasie ? » « L&#8217;humanité jusqu&#8217;au bout » et « Face-à-face » - Le Bord de L&#8217;Eau &#8211; 2003 - (collectif, direction Didier Martz)</p>


<p>- « Alzheimer : vous avez dit démence ? » « Que reste-t-il quand on perdu ? » Le Bord de l&#8217;Eau &#8211; 2006 - (collectif, direction Didier Martz)</p>


<p>- « La tyrannie du bien vieillir » avec Michel Billé (sociologue) &#8211; Le Bord de l'Eau (Septembre 2010) - Préface de François Dagognet, médecin et philosophe</p>


<p>- "Vivre quand le corps fout le camp" (Collectif, Editions ERES, Septembre 2011)</p>


<p>- « La lumière noire du suicide» avec Hélène Genêt, essayiste, agrégée de Lettres (à paraître septembre 2012)<br /></p>


<p>-"La fabrication de l'exclusion&nbsp;: Comment nos démocraties s'en accommodent" (Editions Atalante, mars 2012)</p>


<p><strong>SUR FRANCE CULTURE</strong><br /></p>


<p>30.08.2010 -<strong> Les Nouveaux chemins de la connaissance</strong> de R. Enthoven&nbsp;: Le journal des Nouveaux chemins à propos de La tyrannie du "bien vieillir" (Ed. Le bord de l'eau).<br />
25.10.2010 - <strong>A plus d'un titre</strong> Jacques Munier s'entretient avec Michel Billé et Didier Martz.<br />
24.11.2011 - <strong>Du Grain à moudre</strong> de Hervé Gardette Pourra-t-on vivre plus longtemps sans devenir vieux&nbsp;? Invités&nbsp;: Jean-Philippe Viriot-Durandal, maître de conférence en sociologie à l'université de Franche-Comté
Didier Martz, philosophe, Jean Mariani, directeur de l'Institut de la Longévité Charles Foix à l'université Pierre et Marie Curie</p>


<p>à écouter sur  http://www.reims-web.com/ces-gens-la/index.php/</p>


<p>__<img src="/images/ALZHEIMER.JPG" alt="" />     <img src="/images/41U0hSEcFaL._SS500_.jpg" alt="" /></p>


<p><img src="/images/euthanasie.jpg" alt="" />      <img src="/images/la-tyrannie-du-bien-vieillir.jpg" alt="" /></p>]]></content:encoded>
</item>
<item rdf:about="http://www.cyberphilo.org/index.php/160-un-touriste-a-rome">
  <title>160 - UN TOURISTE A ROME</title>
  <link>http://www.cyberphilo.org/index.php/160-un-touriste-a-rome</link>
  <dc:date>2012-05-02T14:25:35+02:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>Admin</dc:creator>
  <dc:subject>Le monde comme il va</dc:subject>
  <description>S'il avait quelques rêves et désirs en partant à Rome, le touriste les perd vite aux portes de l'aéroport. Comme l'écrivit Dante sur celles de l'enfer dans la Divine Comédie on pourrait y lire : « Toi qui entre ici laisse tes espérances et tes rêves de voyage ». Files interminables et continues; un, deux, trois puis quatre contrôles. Ce dernier est le plus humiliant. Pire que les Romains engagés dans la fourche caudine, contraints de passer sous le joug en signe de capitulation, ici sous les portiques électroniques, le touriste baisse la tête, courbe l'échine, enlève chaussures et ceintures, dépose au vu et au su de tous ses objets personnels, se laisse palper. Pour sa sécurité supposée menacée, il est prêt à renoncer à sa dignité et à sa liberté...</description>
  <content:encoded><![CDATA[<p>S'il avait quelques rêves et désirs en partant à Rome, le touriste les perd vite aux portes de l'aéroport. Comme l'écrivit Dante sur celles de l'enfer dans la Divine Comédie on pourrait y lire&nbsp;: «&nbsp;Toi qui entre ici laisse tes espérances et tes rêves de voyage&nbsp;». Files interminables et continues; un, deux, trois puis quatre contrôles. Ce dernier est le plus humiliant. Pire que les Romains engagés dans la fourche caudine, contraints de passer sous le joug en signe de capitulation, ici sous les portiques électroniques, le touriste baisse la tête, courbe l'échine, enlève chaussures et ceintures, dépose au vu et au su de tous ses objets personnels, se laisse palper. Pour sa sécurité supposée menacée, il est prêt à renoncer à sa dignité et à sa liberté...</p> <p>Bienvenue à toutes et à tous,</p>


<p>S'il avait quelques rêves et désirs en partant à Rome, le touriste les perd vite aux portes de l'aéroport. Comme l'écrivit Dante sur celles de l'enfer dans la Divine Comédie on pourrait y lire : « Toi qui entre ici laisse tes espérances et tes rêves de voyage ». Files interminables et continues; un, deux, trois puis quatre contrôles. Ce dernier est le plus humiliant. Pire que les Romains engagés dans la fourche caudine, contraints de passer sous le joug en signe de capitulation, ici sous les portiques électroniques, le touriste baisse la tête, courbe l'échine, enlève chaussures et ceintures, dépose au vu et au su de tous ses objets personnels, se laisse palper. Pour sa sécurité supposée menacée, il est prêt à renoncer à sa dignité et à sa liberté.</p>


<p>Rome enfin, la ville éternelle. Le touriste va pouvoir prendre possession de plusieurs siècles, s'enrichir de sensations profondes et de pensées nouvelles. Non, dans une logique programmatique, le touriste va « faire » Rome. Faire le Colisée, la Basilique Saint Pierre, la Colonne Trajan, la Fontaine de Trévi... Il faut absolument faire le Panthéon, le Capitole (sans les oies). Et il faut « faire » vite. Pour tout voir. Pas exactement. Le touriste n'a pas d'yeux. Il a un objectif. Il ne regarde pas, il photographie. Il ne passe pas par la case émotion et focalise directement sur l'image, la photo qui sera le non-souvenir.</p>


<p>Le touriste est pris d'une fièvre d'exotisme, d'une sorte de fascination pour le rien, le non-évènement.  Tout, parce qu'il est étranger, a une valeur en soi. Ainsi le pigeon commun picorant des miettes de pain sur la place saint Pierre devient l'objet d'une fascination et d'une photo.</p>


<p>Pour le touriste, la culture d'un pays étranger, l'altérité culturelle devient un spectacle, une source de divertissement, un objet de curiosité. La pratique consommatoire du touriste apporte l'illusion de la connaissance sans une authentique rencontre. Rencontre qui ne peut d'ailleurs avoir lieu. Car dans le lieu touristique il n'y a plus de culture. Elle est anéantie par la logique commerciale. Le Colisée ne résiste pas devant le vendeur de gélatti, la chapelle Sixtine devant celui de souvenirs, la basilique devant le commentaire bruyant du guide. Les places et les rues historiques sont investies par ce qu'on appelle des « animations » vues dans toutes les grandes villes du monde.</p>


<p>Exit le sacré. On entre dans une église comme dans un moulin ou un supermarché ; on s'assoie sur les marches d'un escalier gravi par le roi Vittorio-Emmanuel ; on déambule sans retenue sur la voie sacrée foulée par les grands empereurs romains : César, Trajan, Néron et consorts.</p>


<p>Le guide, le cicerone de Stendahl, tue l'insolite en en faisant la promotion. Profitez dit-il de la fontaine Trévi à 10 heures du soir dans la tiédeur de la soirée d'été et son calme : 10000 personnes s'y retrouvent alors. Comme la digue du Mont Saint Michel le guide amène le touriste.</p>


<p>Rome est une ville difficile à visiter, et peut même rendre malade nous dit Stendhal «Si l&#8217;étranger qui entre dans Saint-Pierre entreprend de tout voir, il prend un mal de tête fou, et bientôt la satiété et la douleur rendent incapable de tout plaisir.» Trop de (belles) choses à voir.  C'est ce qu'on a appelé le syndrome de Stendhal. Mais le touriste dans Rome ne risque pas de l'attraper vacciné contre l'émotion et l'admiration. Ainsi va le monde.</p>


<p>Didier Martz
Les 4 et 5 mai 2012</p>


<p>A écouter sur http://www.reims-web.com/ces-gens-la/chronique-audio-ainsi-va-le-monde-didier-martz.php</p>]]></content:encoded>
</item>
<item rdf:about="http://www.cyberphilo.org/index.php/8-regards-croises-l-action-humanitaire-et-le-droit-d-ingerence">
  <title>8 - REGARDS CROISES : L'ACTION HUMANITAIRE ET LE DROIT D'INGERENCE</title>
  <link>http://www.cyberphilo.org/index.php/8-regards-croises-l-action-humanitaire-et-le-droit-d-ingerence</link>
  <dc:date>2012-04-25T10:38:05+02:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>Admin</dc:creator>
  <dc:subject>General</dc:subject>
  <description>« L’action humanitaire va-t-elle jusqu’à droit d’ingérence ? Autrefois, la charité commençait à notre porte...</description>
  <content:encoded><![CDATA[<p>«&nbsp;L&#8217;action humanitaire va-t-elle jusqu&#8217;à droit d&#8217;ingérence&nbsp;? Autrefois, la charité commençait à notre porte...</p> <p>« L&#8217;action humanitaire va-t-elle jusqu&#8217;à droit d&#8217;ingérence ? Autrefois, la charité commençait à notre porte et nous n&#8217;allions pas beaucoup plus loin que le coin de la rue. Aujourd&#8217;hui, aucun recoin du monde ne nous est ignoré, et la charité s&#8217;est mondialisé&nbsp;; en même temps, elle s&#8217;est laïcisée, elle est devenue « action humanitaire ». Mais, du même coup, secourir l&#8217;homme qui souffre peut conduire à affronter le pouvoir politique dans sa volonté d&#8217;étouffer la résistance de son peuple ou simplement d&#8217;affirmer sa souveraineté sur  son territoire.
Par-delà l&#8217;indignation si légitime que soulève la barbarie ou l&#8217;indifférence des pouvoirs, de quel droit peut se réclamer l&#8217;action humanitaire, et peut-elle aller jusqu&#8217;à une violence dont elle condamne par ailleurs l&#8217;usage ? »
C'est le vendredi 4 mai de 18 h à 20 h à la Médiathèque Jean Falala à Reims avec :</p>


<p>Mario Rossi. Outre son engagement politique, il a participé à plusieurs actions d'urgence en ex-Yougoslavie, au Rwanda, au Kurdistan, en Macédoine. Il travaille comme responsable d'insertion dans une association caritative qui gère des lieux de distribution alimentaire et de soutien au public démuni.
Jean-Hervé Bradol, membre du CRASH (Centre de Réflexion sur les Actions et le Savoir Humanitaire).
Regards éclairés par Didier Martz et Jean-Pierre Hamel, philosophes.</p>]]></content:encoded>
</item>
<item rdf:about="http://www.cyberphilo.org/index.php/159-presidentielles-2012-premiere-analyse">
  <title>159 - PRESIDENTIELLES 2012 : PREMIERE ANALYSE</title>
  <link>http://www.cyberphilo.org/index.php/159-presidentielles-2012-premiere-analyse</link>
  <dc:date>2012-04-25T10:05:27+02:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>Admin</dc:creator>
  <dc:subject>Le monde comme il va</dc:subject>
  <description>Le bourg de Rochefourchat est situé dans la Drôme à 25 km au nord-ouest de La Motte-Chalancon (chef-lieu du canton), et à 4,5 km de Saint-Nazaire-le-Désert, village le plus proche. La commune est traversée par le ruisseau de Pémya, qui rejoint Saint-Nazaire-le-Désert....</description>
  <content:encoded><![CDATA[<p>Le bourg de Rochefourchat est situé dans la Drôme à 25 km au nord-ouest de La Motte-Chalancon (chef-lieu du canton), et à 4,5 km de Saint-Nazaire-le-Désert, village le plus proche. La commune est traversée par le ruisseau de Pémya, qui rejoint Saint-Nazaire-le-Désert....</p> <p>Dans l'encyclopédie en ligne Wikipédia, on apprend que le bourg de Rochefourchat est situé dans la Drôme à 25 km au nord-ouest de La Motte-Chalancon (chef-lieu du canton), et à 4,5 km de Saint-Nazaire-le-Désert, village le plus proche. La commune est traversée par le ruisseau de Pémya, qui rejoint Saint-Nazaire-le-Désert</p>


<p>Le nom de ce petit village de montagne trouve son origine dans la particularité des deux rochers ou aiguilles, appelés fourches qui le surplombent ou bien à une gorge ou défilé, appelé furgue en patois suisse. On rencontre les appellations Rocha Forcha en 1178, Rochaforchat en 1199, Roca acuta en 1236, Castrum de rupe acuta en 1284 puis Rupe Turcana en 1389, Roche fourcha en 1619 puis Roche Fourchue qui a donné Rochefourchat.
Sur son rocher fourchu s&#8217;élevait dès 1178 un château que les évêques de Die tenaient en fief des empereurs d'Allemagne. La terre de Rocha Forcha appartint successivement en 1334 aux Morges, puis au XVe siècle aux Brottin dont une héritière s'allia en 1564 aux Monteynard. Ceux-ci furent seigneurs de Rochefourchat jusqu'en 1738, date à laquelle cette terre fut acquise par les Rey de Noinville qui furent ses derniers seigneurs jusqu'à la Révolution.
Comprise en 1790 dans le canton de Saint-Nazaire-le-Désert, cette commune fit partie de celui de La Motte-Chalancon après la réorganisation de l'an VIII. Pierre Jossaud, négociant à Saillans, acheta les domaines de la Grand-Grange et de l&#8217;Aribat comme biens nationaux en 1796. Lors du coup d'État du 2 décembre 1851, la résistance drômoise fut une des plus fermes : des combats importants se déroulèrent à Crest. Durant la Seconde Guerre mondiale, la Drôme fut placée sous administration et occupation italiennes du 11 novembre 1942 au 9 septembre 1943, puis fut sous occupation allemande du 9 septembre 1943 au 31 août 1944. Rochefourchat était déjà célèbre en 1900 grâce à la chanson écrite en patois par Emile Maillefaud «&nbsp;la fanfare de Rochefourchat&nbsp;».<br /></p>


<p>A l'Élection présidentielle de 2012, au premier tour Nicolas Sarkozy 66,67 %, François Hollande 22,22 %, Marie Le pen 11,11%, participation 90 %. Soit 6 voix pour le premier, 2 pour le second, 1 voix pour la troisième et 1 abstention. Aucune voix pour les autres candidats : il n'y a que 10 inscrits à la Rochefourchat. Les seuls flux migratoires sont ceux des non résidents : 10 inscrits, 1 habitant recensé mais en fait, aucun n&#8217;y habite en permanence. Un artiste, sans doute centriste, y a posé une plaque : the middle of nowhere, au milieu de nulle part.</p>


<p>Mon analyse. Je ne sais si cela un rapport mais avant la Révolution, le territoire de ce fief offrait une important anomalie : il dépendait pour deux tiers de la monarchie française et pour un tiers du Comtat-Venaissin. La domination était indivise mais les sujets de chaque seigneur étaient déjà à l'époque  distincts et divisés en Dauphinois et Comtadins. Ainsi va le monde</p>


<p>26 et 27 avril 2012</p>


<p>A écouter sur&nbsp;:
http://www.reims-web.com/ces-gens-la/chronique-audio-ainsi-va-le-monde-didier-martz.php</p>]]></content:encoded>
</item>
<item rdf:about="http://www.cyberphilo.org/index.php/regards-croises-la-democratie-reims-le-6-avril-2012">
  <title>REGARDS CROISES : LA DEMOCRATIE, Reims le 6 avril 2012</title>
  <link>http://www.cyberphilo.org/index.php/regards-croises-la-democratie-reims-le-6-avril-2012</link>
  <dc:date>2012-04-24T21:20:16+02:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>Admin</dc:creator>
  <dc:subject>General</dc:subject>
  <description>Démocratie participative et populisme, intervention de Samuel Pelras, professeur de philosophie</description>
  <content:encoded><![CDATA[<p>Démocratie participative et populisme, intervention de Samuel Pelras, professeur de philosophie</p> <p>(Note de l'auteur&nbsp;: ''Voici les notes qui ont servi de fil directeur à mon intervention. Ne s&#8217;agissant pas d&#8217;un article, le
propos est parfois elliptique, allusif. Il me semble néanmoins intelligible en tant que tel et demande
à être ressaisi de façon critique. En espérant que ces quelques notes pourront être utiles, je vous
souhaite une bonne lecture.'')<br /></p>


<p>Intention&nbsp;: réfléchir sur la démocratie participative comme symptôme d&#8217;un certain
état du politique mais également comme produit d&#8217;une attente légitime.
Dans cette optique, démocratie participative et populisme se rejoignent en relation
à une dégradation de la démocratie. Deux réponses au soupçon qui pèse sur la
démocratie représentative.
Il ne s&#8217;agit pas de les confondre a priori mais de cerner leur éventuelle proximité.
«&nbsp;Le populisme devient en effet un mode dominant du rapport aux citoyens dans des démocraties
qui ont perdu le sens de la délibération publique, de la consultation populaire et du bien
commun.&nbsp;»1
Ainsi, ceux qui promeuvent la démocratie participative peuvent être accusés de
populisme si leurs intentions sont manipulatrices, mais inversement la critique de la
participation peut mobiliser des ressorts populistes (N&#8217;est-ce pas trop commode
d&#8217;opposer les «&nbsp;citoyens ordinaires&nbsp;» aux «&nbsp;élites&nbsp;» qui chercheraient par nature à les
berner ?).
A cause de cette labilité du concept de populisme, je préfère centrer ma réflexion
sur la démocratie participative.
Introduction.
&#8226; Constat d&#8217;une relative inactualité médiatique de la démocratie participative. Ce
n&#8217;est pas une proposition forte ou du moins en débat dans la campagne
présidentielle.
Crise financière et économique obligeant, la question du renouveau démocratique
n&#8217;est pas vraiment au c&#339;ur de la campagne politique des Présidentielles. Il faut
relancer la croissance, faire face à un taux élevé de chômage, moraliser le
capitalisme, etc. Les experts s&#8217;affrontent, les candidats rivalisent de chiffres,
cherchant auprès d&#8217;eux une forme de crédibilité.
On est loin des élections présidentielles de 2002 et de la promotion par Ségolène
Royal d&#8217;un renouveau civique sous la forme de la «&nbsp;démocratie participative&nbsp;»,
médiatisée notamment par son site «&nbsp;Désirs d&#8217;avenir&nbsp;».
1</p>

<pre> Zarka, éditorial du n°49 de la revue Cités « Le populisme contre les peuples ? », p.4.</pre>

<p>voir également C. Godin, ibid., «&nbsp;Qu&#8217;est-ce que le populisme&nbsp;?&nbsp;», p.21&nbsp;: «&nbsp;Le populisme se
présente à la fois comme une critique de la démocratie, comme un rejet de la démocratie (sous sa
forme représentative) et comme une exigence de démocratie.&nbsp;» Il s&#8217;agit de flatter les humeurs du
peuple contre les élites et tous ceux qui menacent hypothétiquement leur souveraineté.</p>

<pre>                                                                                                    1</pre>

<p>&#8226; Pourtant, dès la mi-journée du premier tour du scrutin, les analystes politiques
scruteront les sondages de participation. Le peuple s&#8217;est-il déplacé en masse pour
adouber le nouveau chef d&#8217;Etat&nbsp;? Comment se porte la démocratie&nbsp;? comme si el
taux de participation était à lui seul un indice de la bonne santé des démocraties
contemporaines.
Il n&#8217;est au mieux qu&#8217;un symptôme du crédit que les citoyens apportent à ce type
d&#8217;élection et à cette forme de démocratie représentative. Le diagnostic de la crise du
modèle représentatif n&#8217;est plus à faire. Par contre, restent à déterminer les éléments
structurels et conjoncturels. Comme le souligne Pierre Rosanvallon dans La contre-
démocratie (Seuil, 2006), la défiance est constitutive du régime représentatif. Elle n&#8217;est
pas nouvelle. «&nbsp;L&#8217;histoire des démocraties réelles est indissociable d&#8217;une tension et
d&#8217;une contestation permanentes.&nbsp;» (p.11).
Comme le rappelle Jean Salem dans son livre Elections, piège à cons&nbsp;? (Flammarion,
2012), les taux de participations aux élections que ce soit aux EU ou en Europe, ne
plaident pas en faveur d&#8217;une grande santé démocratique.
21,6% au premier tour de la présidentielle de 1995
32% au premier tour des législatives de 1997
32, 7% 1er tour municipales 2001
53% élections européennes de 1999
mais 16,2 % uniquement au 1er tour présidentielle 2007 et 39,6 % d&#8217;abstention aux législatives
2007.
Abstention aidant, les élus ne le sont jamais avec la majorité des personnes en âge de voter, mais
avec celle des suffrages exprimés. Ce qui d&#8217;emblée interroge leur représentativité.
Les abstinents n&#8217;avaient qu&#8217;à aller voter, direz-vous, mais les motifs de l&#8217;abstention méritent peut-
être d&#8217;être entendus&nbsp;?
Certains refusent peut-être de participer à une mascarade électorale dont ils
contestent la légitimité, non pas par pur égoïsme, mais au nom de principes
politiques, voire même démocratiques. La dégradation de la forme institutionnelle
de la démocratie ne signifie pas nécessairement désintérêt politique.
&#8226; Dans cette perspective, les initiatives en faveur de la démocratie participative
peuvent être perçues comme des tentatives pour réinsuffler de la vitalité
démocratique dans des institutions moribondes qui ne contribuent qu&#8217;à la
reproduction d&#8217;une oligarchie.
Ex&nbsp;: débat public, conférences de citoyens ou budgets participatifs.
Voir le livre de Loïc Blondiaux, Le nouvel esprit de la démocratie, «&nbsp;Actualité de la démocratie
représentative&nbsp;», Seuil, 2008.
Les institutions ne se modifiant qu&#8217;à la marge (voir loi Vaillant de 2002 imposant aux communes
de plus de 80000 hbts la mise en place de conseils de quartiers) on peut s&#8217;interroger sur la finalité
d&#8217;une telle ambition.
S&#8217;agit-il de transformer fondamentalement la démocratie représentative ou au
contraire de cautionner les institutions présentes par un saupoudrage participatif&nbsp;?
Dans un tel cas, la «&nbsp;démocratie participative&nbsp;» fait non seulement figure de
pléonasme mais également d&#8217;oxymore. La participation, telle qu&#8217;elle se pratique, ne
devient-elle pas le fossoyeur de la démocratie et le lit du populisme&nbsp;?</p>

<pre>                                                                                                   2</pre>

<p>1/ Petite généalogie du désinvestissement de la politique institutionnelle.
Plutôt que de crise de la démocratie, je préfèrerais parler, à la suite de Castoriadis,
d&#8217;une «&nbsp;montée de l&#8217;insignifiance&nbsp;», d&#8217;une sorte d&#8217;avachissement de la conscience
collective. La crise appelle au jugement alors que nous versons plutôt dans le
désintérêt.</p>

<pre>       a/ Le renforcement du libéralisme politique : « liberté des anciens » et</pre>

<p>«&nbsp;liberté des modernes&nbsp;». Nous vivons dans des «&nbsp;républiques libérales&nbsp;» (B.
Ackerman) dont le but est la maximisation des attentes individuelles. On demande
des comptes à l&#8217;Etat, l&#8217;extension de nos droits, etc.
Dans les représentations collectives, la liberté désigne avant tout la jouissance de
droits et l&#8217;épanouissement personnel. La dimension politique de celle-ci devient
seconde. On demande des comptes, des protections et on reste vigilant face aux
dérives du pouvoir. Mutation de la citoyenneté et non déclin (Rosanvallon, p.25).
Il ne s&#8217;agit pas, sous une forme réactionnaire, de faire l&#8217;éloge d&#8217;une liberté politique
disparue car les conditions de la liberté moderne sont inouïes.</p>

<pre>       b/ Le développement du renoncement politique : on peut constater un</pre>

<p>refoulement de la dimension normative du politique.
La contamination du politique par des questions économiques&nbsp;: de sphère de
définition des fins communes, la politique est devenue un instrument de
maximisation des richesses collectives. Or on ne croit plus à son pouvoir.
Dans le domaine du travail, s&#8217;impose par exemple l&#8217;idéologie du réalisme
économique&nbsp;: «&nbsp;l&#8217;économie est soumise à des lois qu&#8217;on ne peut pas ne pas
respecter sous peine de disparaître&nbsp;». Idem face à la crise. Il n&#8217;y aurait qu&#8217;une
solution possible, que l&#8217;on soit de gauche ou de droite.</p>

<pre>       c/ Confiscation du pouvoir par une oligarchie en connivence avec la</pre>

<p>caste médiatique.
Accéder à la représentation implique presque toujours d&#8217;en passer par la machine
des partis, des jeux de pouvoir et de l&#8217;entre soi du monde politique.
Celle-ci assoie sa légitimité sur la prétendue incompétence du peuple. On demande
que celui-ci réponde à des référendum mais seule la réponse attendue est légitime.
Ainsi, le refus du Traité constitutionnel par le peuple n&#8217;a pas empêché la ratification
par voie parlementaire du traité de Lisbonne.</p>

<pre>       d/ idéologie de la fin des grands récits : nous serions enfin devenus</pre>

<p>réalistes. La chute du mur de Berlin a symboliquement signifié la mort programmée
de toute alternative radicale à l&#8217;économie capitaliste et aux formes libérales de la
représentation politique. On ne croit plus en des lendemains qui chantent. Plus de
vision eschatologique de l&#8217;existence humaine (progrès).</p>

<pre>                                                                                      3</pre>

<p>Bref, pour toutes ces raisons et d&#8217;autres encore, on comprend que les questions
politiques soient désinvesties. Si le monde dans lequel nous vivons est le seul
possible, qu&#8217;on ne peut que le corriger à la marge et que seuls des experts patentés
en sont capables, autant les laisser faire.
2/ A quoi bon promouvoir la démocratie participative&nbsp;?</p>

<pre>      a/ par souci démocratique : recherche d&#8217;une extension des droits</pre>

<p>politiques... soit pour renforcer la démocratie représentative soit pour la
supplanter. Défense plurielle de l&#8217;idéal démocratique.</p>

<pre>      &#8226; La démocratie implique la participation des citoyens aux affaires de la cité.</pre>

<p>Elle est le seul régime politique dans lequel prend corps l&#8217;autonomie collective.
Or celle-ci ne peut être représentée. On peut déléguer l&#8217;exécution mais pas la
délibération sur les fins.
Cf. Rousseau, Contrat social. Conception antique de la citoyenneté comme
implication du citoyen dans les procédures décisionnelles.
Cf. parmi les contemporains US&nbsp;: Benjamin Barber, Démocratie forte&nbsp;: rotation des
postes, tirage au sort, etc.
La demande de démocratie participative naît d&#8217;une défiance à l&#8217;égard de la
démocratie représentative, pourtant à l&#8217;origine des républiques modernes. Celles-ci
se sont constituées au nom du peuple mais en se méfiant de lui. Il ne serait pas apte
à voir son propre bien.
«&nbsp;La méfiance organisée à l&#8217;égard du peuple caractérise le gvt représentatif, cette
forme politique dans laquelle une artistocratie élue au suffrage universel revendique
pour elle seule la légitimité d&#8217;agir.&nbsp;»
L. Blondiaux, Le nouvel esprit de la démocratie, Seuil, 2008, p.14.
«&nbsp;La démocratie ne consiste pas à mettre épisodiquement un bulletin dans une case,
à déléguer les pouvoirs à un ou plusieurs élus, puis à se désintéresser, s&#8217;abstenir, se
taire pendant cinq ans. Elle est action continuelle du citoyen.&nbsp;» (Pierre Mendès
France, La république moderne, Gallimard, p. 25 cité par Blondiaux, p.15).</p>

<pre>      &#8226; Donc défiance mutuelle des élus et des citoyens. Démocratie participative</pre>

<p>s&#8217;inscrit comme un dépassement de celle-ci. Mais qui la revendique&nbsp;?
Cette idée émerge en France dans les années 1960 dans divers courants de la
gauche non communiste (PSU, CFDT, ...). On est loin néanmoins d&#8217;un idéal
autogestionnaire ou conseilliste.
Au départ, revendications d&#8217;abord ascendantes dans années 70, puis dans les années
90, c&#8217;est à la demande des élus qu&#8217;on recherche participation.
Multiplication de textes législatifs qui imposent la consultation des citoyens pour la
rénovation urbaine et les questions environnementales.
Les modèles de la participation (CNDP, jury citoyens, etc.) sont importés de
l&#8217;étranger sans qu&#8217;on prenne en compte le contexte particulier de leur élaboration&nbsp;:
opposition entre les initiatives latino-américaines et anglo-saxonnes.</p>

<pre>                                                                                     4
        b/ parce que les experts ont failli et que la politique ne peut se réduire</pre>

<p>à une affaire d&#8217;expertise. Promotion d&#8217;une intelligence collective.
La crise écologique, économique et politique dans laquelle nous sommes est bien le
résultat de la pseudo-expertise.
- quel économiste peut soutenir sans ciller qu&#8217;une croissance infinie est possible
dans un monde aux ressources naturelles finies et soumises à l&#8217;entropie&nbsp;?
- le modèle productiviste est par ailleurs une des causes principales d&#8217;érosion de la
biodiversité dans laquelle s&#8217;inscrit l&#8217;espèce humaine.
- nos choix énergétiques pris sans consultation de la population menacent la santé
publique. Nous ne sommes pas à l&#8217;abri d&#8217;une catastrophe et de toute manière la
gestion des déchets sur le long terme est loin d&#8217;être une sinécure pour les territoires
concernés.
Ce serait un moyen de promouvoir une conception plus juste de l&#8217;intérêt général
par délibération, consensus, prenant en charge la complexité des sociétés et la
diversité des aspirations (cf. Rawls et Habermas).
Ou de canaliser les formes anarchisantes de manifestation démocratique&nbsp;:
contestations du pouvoir, associations informelles, groupuscules, etc.
«&nbsp;A l&#8217;instar du suffrage universel en ses débuts, ces nouvelles formes de
participation peuvent être pensées à la fois comme des instruments de dressage et
de libération, comme des technologies visant à canaliser les mécontentements
populaires et comme des lieux où une contestation de l&#8217;ordre établi peut trouver à
s&#8217;exprimer et à se renforcer.&nbsp;» (Blondiaux, p.48).</p>

<pre>        c/ justification cynique : pour servir de caution aux politiques</pre>

<p>publiques menées au nom du peuple. Acceptabilité sociale.
Se pose alors le problème de la fonction de la consultation et du pouvoir de
décision dont est réinvesti le peuple.
Voir la charte des principes des conseils de quartier à Reims (juillet 2011,
«&nbsp;finalités&nbsp;»)&nbsp;: Le conseil de quartier est une instance communale, territorialisée, permanente, de
consultation, contribuant à faire vivre la démocratie locale. Seul le conseil municipal a le pouvoir de décision.
N&#8217;est-ce pas ce qui se passe au niveau de la consultation obligatoire pour
l&#8217;aménagement de nouvelles zones urbaines. Voir le cas des ZAC (zone à
aménagement concerté).
Cf. Maurice Blanc, La gouvernance urbaine (prof émérite de sociologie à Strasbourg)&nbsp;:
«&nbsp;On ne cherche plus une participation réelle des habitants, jugée impossible, mais à
sauvegarder les apparences.&nbsp;»
Ministère du Développement Durable&nbsp;: «&nbsp;la concertation se caractérise par
l&#8217;implication fondée sur un travail commun des élus, des techniciens et des
habitants sur un projet public, mais ne vaut pas dire partage de décision&nbsp;».
Références extraites de l&#8217;article «&nbsp;Ecoquartiers, l&#8217;éthique du toc&nbsp;», Revue Z n°4,
automne 2010, p.85-88.</p>

<pre>                                                                                                               5</pre>

<p>Si la démocratie participative a une fonction d&#8217;acceptabilité sociale, alors elle est un
ressort populiste. On fait croire au peuple qu&#8217;il a droit à la parole, que celle-ci est
entendue, mais on continue à prendre des décisions en son nom.
Il reste un référent fantomatique qui sert de caution aux pouvoirs publics.
C&#8217;est ce dont témoigne le manque de pouvoir criant des conseils de citoyens et le
peu d&#8217;intérêt que leur accordent les élus. (Blondiaux, p.31).
Mais en même temps, ces consultations populaires de l&#8217;avis de ceux qui y
participent sont souvent décevantes, peinent à dépasser les réflexions terre-à-terre.
Comme si le peuple n&#8217;était pas prêt pour l&#8217;autonomie. Ce qui confirme en retour la
légitimité des experts.
3/ Quelques jalons pour un renouveau démocratique.</p>

<pre>        a/ &#338;uvrer pour la constitution d&#8217;un espace public critique.</pre>

<p>La consultation, le débat, la délibération, ne peuvent pas reposer sur une prétendue
intelligence spontanée des questions politiques. Toute question implique réflexion
et élaboration d&#8217;une position. Donc il ne peut y avoir de démocratie participative
sans accès à une information critique.
Il ne s&#8217;agit pas d&#8217;éclairer les individus mais de favoriser l&#8217;émergence d&#8217;espaces de
discussion (réelle ou virtuelle) pour que se constitue une opinion commune qui ne
soit pas le simple résultat du formatage par les médias. Il ne suffit pas de mobiliser
le citoyen pour que celui-ci émette une opinion motivée et réfléchie. On peut
penser qu&#8217;internet est une voie pour dépasser le formatage des grands médias,
mais&nbsp;:
- ce n&#8217;est pas un espace public au sens strict
- il faut déjà y être éclairé pour se repérer.
Pour que la démocratie participative soit autre chose qu&#8217;une simple démonstration
de l&#8217;impuissance collective, il faut l&#8217;inscrire dans ce que Bertrand Stiegler appelle
une «&nbsp;organologie&nbsp;». voir B. Stiegler et M. Crépon, De la démocratie participative, Mille
et une nuits, 2007.
voir les propositions de Bruce Ackerman dans l&#8217;entretien «&nbsp;Une citoyenneté pour le
XXIe siècle&nbsp;» publié sur le site La vie des idées2&nbsp;: introduire un jour férié, jour de
Délibération, qui permettrait aux citoyens de se forger une opinion avant de voter.
Mais la délibération n&#8217;est pas suffisante.</p>

<pre>        b/ Pas d&#8217;éducation politique autre que la participation effective aux</pre>

<p>affaires de la cité. La représentation ne suffit pas. Mais, sans décision, la
participation reconduit des dérives oligarchiques.
Castoriadis, Post-scriptum sur l&#8217;insignifiance.
«&nbsp;Il y a la merveilleuse phrase d&#8217;Aristote répondant à la question&nbsp;: «&nbsp;Qui est citoyen&nbsp;? Est citoyen
quelqu&#8217;un qui est capable de gouverner et d&#8217;être gouverné.&nbsp;» Y a-t-il quarante millions de citoyens
2</p>

<pre> http://www.laviedesidees.fr
                                                                                                  6</pre>

<p>en France en ce moment&nbsp;? Pourquoi ne seraient-ils pas capables de gouverner&nbsp;? Parce que toute
la vie politique vise précisément à leur désapprendre à gouverner&nbsp;? Elle vise à les convaincre qu&#8217;il
y a des experts auxquels confier les affaires. Il y a donc une contre-éducation politique.&nbsp;» (p.11)
«&nbsp;La principale éducation dans la politique est la participation active aux affaires, ce qui implique
une transformation des institutions qui incite à cette participation et qui la rende possible, alors
que les institutions actuelles repoussent, éloignent, dissuadent les gens de participer aux affaires.
Mais cela ne suffit pas. Il faut que les gens soient éduqués, et soit éduqués pour le gouvernement
de la chose publique.&nbsp;» (p.28).</p>

<pre>       &#8226;Lorsque l&#8217;on réclame une co-décision, il est de bon ton de ressortir le</pre>

<p>fantasme de la démocratie directe. La démocratie participative ne signifie pas
démocratie directe. Il n&#8217;est pas certain qu&#8217;une telle forme d&#8217;auto-gouvernement soit
viable et qu&#8217;elle ait vu le jour.
Les tenants de la démocratie participative la voient comme une amélioration de la
démocratie représentative (seule forme existante de démocratie).
Cf. B. Stiegler, De la démocratie participative, Fayard, 2007, p. 85&nbsp;: «&nbsp;Il n&#8217;y a jamais eu et il n&#8217;y aura
jamais de démocratie directe. Et il n&#8217;y a pas d&#8217;opposition entre démocratie participative et
démocratie représentative. L&#8217;opposition des deux conduit inévitablement à ce que l&#8217;on appelle le
populisme, à des discours fusionnels sur ce qu&#8217;il en est du peuple, et qui ne sont jamais très loin
du fascisme, du totalitarisme ou de nouvelles formes d&#8217;avilissement politique peut-être plus
perverses encore, (...).&nbsp;»
Les démocraties modernes impliquent la délégation, des instances de médiation,
pour préparer les dossiers, faire exécuter les lois, aborder la complexité de la vie
sociale. Seules des petites communautés peuvent se gouverner elles-mêmes dans
une transparence relative. Mais on pourrait néanmoins trouver une forme
institutionnelle qui favorise la co-décision.
Pb de la légitimité de la représentation&nbsp;: Pourquoi l&#8217;élu serait-il plus à même de
décider sur les orientations collectives qu&#8217;un autre citoyen&nbsp;? Les grecs ne
pratiquaient-ils pas la nomination par tirage au sort pour certaines fonctions&nbsp;?
Réformes institutionnelles&nbsp;: tirage au sort, non cumul, rotation, etc.</p>

<pre>       c/ Reconsidérer la place du travail dans nos sociétés pour se redonner</pre>

<p>les conditions de l&#8217;oisiveté.
André Gorz, Misère du présent, richesses du possible&nbsp;: réflexion sur le revenu d&#8217;existence
et la fin du travail.
La sobriété économique est la condition d&#8217;un renouveau politique, d&#8217;une bonne
santé démocratique et d&#8217;une insertion plus harmonieuse dans notre milieu de vie.
La participation n&#8217;est pas possible sans temps dégagé pour l&#8217;engagement politique
de chacun. La réflexion sur le temps de travail et sur la place qu&#8217;il occupe dans
notre société est indispensable pour des raisons&nbsp;:
- écologiques&nbsp;: le productivisme est catastrophique pour les ressources naturelles
- sociales&nbsp;: le plein emploi est irréalisable
- politiques&nbsp;: l&#8217;activité économique est essentielle mais insensée si elle n&#8217;est pas
subordonnée à des activités plus hautes (politique, art, science).</p>

<pre>                                                                                                        7</pre>

<p>Conclusion&nbsp;:</p>

<pre>      &#8226; De fait, les formes de démocratie participative déplacent déjà les rapports</pre>

<p>de force. Elles ne sont pas sans effet, même si cela reste symbolique.Elles ouvrent
une modification institutionnelle des voies de l&#8217;engagement politique des citoyens
(qui ne peut se réduire au vote).</p>

<pre>      &#8226; La démocratie participative ne s&#8217;enracine pas nécessairement dans des</pre>

<p>motifs populistes. Ce serait tomber dans la diabolisation du pouvoir politique (qui
est justement un ressort populiste).
Elle prend des formes variables à l&#8217;échelle planétaire. Il faut du temps pour changer
les représentations et les pratiques collectives. D&#8217;autant plus que l&#8217;efficacité de la
démocratie participative repose sur de véritables bouleversements sociaux qui me
paraissent indispensables. Elle peut être une voie dans la réappropriation nécessaire
du politique par les individus, mais ne peut être un terme (du moins telle que
pratiquée de nos jours).
«&nbsp;Le projet démocratique n&#8217;a cessé d&#8217;être inaccompli là même où il était proclamé,
qu&#8217;il soit grossièrement perverti, subtilement rétréci ou mécaniquement contrarié.&nbsp;»
Rosanvallon, La contre-démocratie, p.10.</p>

<pre>                                                                                    8</pre>]]></content:encoded>
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