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  <title>Le temps qu'il fait dans les consciences et les Cafés de Philo rémois</title>
  <description><![CDATA[La philo en ligne: Le temps qu'il fait dans les consciences]]></description>
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<item rdf:about="http://www.cyberphilo.org/index.php/les-grandes-surfaces-et-nos-paradis">
  <title>LES GRANDES SURFACES ET NOS PARADIS</title>
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  <dc:subject>General</dc:subject>
  <description>par Christian Noorbergen</description>
  <content:encoded><![CDATA[<pre>par Christian Noorbergen</pre> <p>Des millénaires d&#8217;illusions, de croyances fabriquées et d&#8217;affreux conflits inutiles, enfin effacés de notre mental. Les grandes surfaces sont notre paradis, à portée de regard et de porte-monnaie&nbsp;! Pas même, l&#8217;entrée est gratuite pour tous, chômeurs et milliardaires compris.
Quand on pense qu&#8217;un P.L. ( Poids Lourd ) de notre vie politique locale a osé critiquer ouvertement la miraculeuse probable extension du nombre des grandes surfaces dans notre département&nbsp;! Les grandes surfaces et TF 1 sont les deux mamelles de la démocratie consommatrice.
Con-sommons à fond les caisses. Fermons la cathédrale, parkingeons son immaculé parvis, fermons la Médiathèque, le Centre Culturel, le bassin de la Préfecture, les églises, l&#8217;Estac, le Dix de C&#339;ur, les mosquées, la Fontaine Argence, les Musées ( di Marco compris ), les lyssées et les librèries  ( ortografe bac 2008 ), les caisses d&#8216;épargnés, et tous ces lieux coûteux, frustrants et frustrés de culture dépassée.
Le bonheur est en grandissante surface. Ceinturons la ville d&#8217;une seule immense grande surface, quartiers Leclerk, Kasino, Killer Price, bref tous les beaux quartiers de la Cité Radieuse. Et quelle joie de déambuler enfin dans ces allées illuminées, d&#8217;observer les innombrables richesses de la modernité, les trésors d&#8217;objets éducatifs venus du monde entier. Se rincer l&#8217;&#339;il de produits sublimes, des kilomètres durant, quelle merveille humanitaire, quelle gratuité contemplative, quelle générosité consommatrice. Boycottons tous les laborieux petits commerçants, honteux résidus d&#8217;un passé intra-colonial. Chassons de nos cités ces paysans hirsutes qui tentent de nous fourguer directement des produits non emballés, affreusement naturels, très mal traités, et qui sentent encore des odeurs de terroir et de basse cour.
Dans les grandes surfaces, que de la bonne hygiène, de la belle musique à emplir l&#8217;âme, et de la vraie chimie. Du superbonmarché, de l&#8217;obésité heureuse, de l&#8217;indispensable «&nbsp;en veux-tu, en voilà plein le cabas&nbsp;». Et en prime des cartes de réduction de vie ( cf les retraites ),  des rangées à fantasmes&nbsp;: petites culottes à n&#8217;en plus finir, ou boites de haricots verts, ça dépend des perversions.
A ce soir, mon c&#339;ur, à 19h32, devant le rayon des AAAA. Allée&nbsp;? Bloc&nbsp;? Quartier&nbsp;? Quartier des grands déserts &#8230;</p>]]></content:encoded>
</item>
<item rdf:about="http://www.cyberphilo.org/index.php/cafe-de-philosophie-la-verite-n-est-elle-qu-illusion">
  <title>CAFE DE PHILOSOPHIE : LA VERITE N'EST-ELLE QU'ILLUSION ?</title>
  <link>http://www.cyberphilo.org/index.php/cafe-de-philosophie-la-verite-n-est-elle-qu-illusion</link>
  <dc:date>2008-05-19T12:41:52+02:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>Admin</dc:creator>
  <dc:subject>General</dc:subject>
  <description>"Vrai et faux sont les attributs de la parole et non des choses. Là où n'est point de parole, il n'y a ni vérité, ni fausseté". (Hobbes, Léviathan)</description>
  <content:encoded><![CDATA[<p>"Vrai et faux sont les attributs de la parole et non des choses. Là où n'est point de parole, il n'y a ni vérité, ni fausseté". (Hobbes, Léviathan)</p> <p>Qu'en est-il alors des discours qui prétendent dire la vérité des choses&nbsp;?</p>


<p>Vendredi 30 mai  de 18 h à 20 h au café du Cinémajestic à Châlons en Champagne ZAC des Escarnotières</p>


<p>Animé par Didier Martz, philosophe</p>]]></content:encoded>
</item>
<item rdf:about="http://www.cyberphilo.org/index.php/cafe-de-philosophie-je-suis-un-etranger-qui-s-ignore">
  <title>CAFE DE PHILOSOPHIE : JE SUIS UN ETRANGER QUI S'IGNORE</title>
  <link>http://www.cyberphilo.org/index.php/cafe-de-philosophie-je-suis-un-etranger-qui-s-ignore</link>
  <dc:date>2008-05-12T01:21:41+02:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>Admin</dc:creator>
  <dc:subject>General</dc:subject>
  <description>Quel serait donc l'intérêt de se SAVOIR étranger ? Etrangé à soi, Freud nous l'a appris; que JE sois un AUTRE, Rimbaud nous l'a dit. Alors, par quelle connaissance dois-je passer pour pouvoir dire JE ? N'est-ce pas là une question de nanti ? Rempli d'une individualité à n'en savoir que faire... Un JE qui n'est plus dans le besoin mais n'a que des besoins.</description>
  <content:encoded><![CDATA[<p>Quel serait donc l'intérêt de se SAVOIR étranger&nbsp;? Etrangé à soi, Freud nous l'a appris; que JE sois un AUTRE, Rimbaud nous l'a dit. Alors, par quelle connaissance dois-je passer pour pouvoir dire JE&nbsp;? N'est-ce pas là une question de nanti&nbsp;? Rempli d'une individualité à n'en savoir que faire... Un JE qui n'est plus dans le besoin mais n'a que des besoins.</p> <p>Dans le cadre du Festival*
«&nbsp;Et toi, et moi, vivons mieux ensemble&nbsp;»</p>


<p>Samedi 17 mai de 17 à 19 h
Au Comptoir des Rêves
6, rue du Barbâtre Reims</p>


<p>animé par Didier Martz, philosophe</p>

<ul>
<li>Programme du festival sur www.remois-etmoi-ettoi.com</li>
</ul>]]></content:encoded>
</item>
<item rdf:about="http://www.cyberphilo.org/index.php/tibet-chine-jeux-olympiques-boycott-un-train-peut-en-cacher-un-autre">
  <title>Tibet, Chine, Jeux olympiques, Boycott... un train peut en cacher un autre</title>
  <link>http://www.cyberphilo.org/index.php/tibet-chine-jeux-olympiques-boycott-un-train-peut-en-cacher-un-autre</link>
  <dc:date>2008-04-26T11:37:02+02:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>Admin</dc:creator>
  <dc:subject>General</dc:subject>
  <description>Le marché a besoin de la démocratie pour s'installer. Il faut donc que la Chine se démocratise et s'éveille. La répression au Tibet et sa condamnation en fournit une nouvelle occasion...</description>
  <content:encoded><![CDATA[<p>Le marché a besoin de la démocratie pour s'installer. Il faut donc que la Chine se démocratise et s'éveille. La répression au Tibet et sa condamnation en fournit une nouvelle occasion...</p> <p>Comme le bateau contient le naufrage disait Lao-Tseu, le combat mené pour les droits de l'homme en Chine et au Tibet est l'occasion rêvé par le capitalisme mondial d'ouvrir une brèche dans le marché chinois. Le capitalisme pour se développer s'accommode mal des dictatures.
Certes, il faut se battre pour les Tibétains, contre la violence, contre la répression et pour les libertés.
Pour la liberté, justement. Celle qui intéresse le capitalisme. Celle d'aller et venir, de consommer. Dans le temps même où l'on &#339;uvre pour plus de démocratie, pour plus de liberté de pensée et d'expression, on fait le lit d'une autre liberté plus propice au développement du marché.
Le silence assourdissant concernant la situation des travailleurs chinois, femmes, hommes et enfants  est d'ailleurs significative&nbsp;: ne pas contrarier la marche des affaires. Comme le dit un des vendeurs de "baskettes", un oeil sur ses affaires, un autre sur l'affaire du Tibet, cette dernière à un "potentiel d'impact significatif". Certes, lutter pour les droits de l'homme mais point trop n'en faut...</p>]]></content:encoded>
</item>
<item rdf:about="http://www.cyberphilo.org/index.php/cafe-de-philosophie-le-rasoir-jetable-et-l-individu-avec">
  <title>CAFE DE PHILOSOPHIE : LE RASOIR JETABLE ET l'INDIVIDU AVEC</title>
  <link>http://www.cyberphilo.org/index.php/cafe-de-philosophie-le-rasoir-jetable-et-l-individu-avec</link>
  <dc:date>2008-04-22T21:32:27+02:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>Admin</dc:creator>
  <dc:subject>General</dc:subject>
  <description>« Vous inventez un monde meilleur. Six ans après vous inventez le rasoir à lames jetables. A laquelle de vos deux inventions attachez-vous le plus de prix ? »</description>
  <content:encoded><![CDATA[<p>«&nbsp;Vous inventez un monde meilleur. Six ans après vous inventez le rasoir à lames jetables. A laquelle de vos deux inventions attachez-vous le plus de prix&nbsp;?&nbsp;»</p> <p>A partir de l&#8217;histoire vraie de
king C. Gillette
de Michel Vinaver
Mise en scène Arnaud Meubnier
(du 22 au 26 avril à la Comédie de Reims)</p>


<p>Café de philosophie
Samedi 26 avril de 17 h 30 à 19 h 30
Au Bar de la Comédie de Reims
animé par Didier Martz, philosophe (ou qui essaie).</p>]]></content:encoded>
</item>
<item rdf:about="http://www.cyberphilo.org/index.php/art-et-societe">
  <title>Art et société</title>
  <link>http://www.cyberphilo.org/index.php/art-et-societe</link>
  <dc:date>2008-04-08T22:36:44+02:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>Admin</dc:creator>
  <dc:subject>L'art</dc:subject>
  <description>Quels rapports l'art entretient-il avec la société?</description>
  <content:encoded><![CDATA[<p>Quels rapports l'art entretient-il avec la société?</p> <p>Questionner l'art sur ses rapports avec la société, c'est redoubler <strong>une question que les artistes contemporains</strong> se posent déjà obsessionnellement - c'est même le seul dénominateur commun de leurs oeuvres, si diverses par ailleurs&nbsp;: une interrogation interne, souvent ironique, parfois désabusée et même autodestructrice, sur<strong> leur propre statut social</strong>.  Les commentateurs persistent pourtant à se cantonner en aval de l'oeuvre en étudiant ses antécédents et ses déterminations, alors qu'il serait passionnant de réinterpréter l'histoire de l'art sous l'angle de cette réflexion intrinsèque qui fait <strong>qu'aucune image, désormais, n'est socialement «innocente»</strong>.</p>



<p>Nous prendrons le parti de nous interroger avec <strong>Marcel Duchamp</strong>, puisque quasiment tous les artistes contemporains se réclament de lui d'une manière ou d'une autre.  On sait que Duchamp est <strong>l' «&nbsp;inventeur&nbsp;» des ready-made</strong>, c'est-à-dire d'objets manufacturés, comme des porte-bouteilles, des roues de bicyclette ou des pelles à neige, promus arbitrairement à la dignité d'oeuvres d'art en vertu du pouvoir discrétionnaire de l'artiste, et exposés tels quels dans des galeries ou des musées. <strong> Ce geste ironique</strong> a beau avoir été indécourageablement plagié depuis un demi-siècle, il conserve sa vertu de révélateur quant au statut de l'art dans notre culture.  En 1917, notamment, Duchamp, qui était membre du jury des Indépendants à New York, envoie à cette manifestation <strong>un urinoir</strong> <strong>qu'il intitule Fountain</strong>, sous la signature de <strong>R. Mutt</strong> - il ne s'agit pas exactement d'un pseudonyme, comme on l'a prétendu, puisque c'est <strong>le nom d'un fabricant de porcelaines sanitaires</strong> bien connu aux États-Unis; Duchamp ne faisait donc que restituer la véritable paternité de cet objet jusque-là anonyme, qui, après tout, n'est pas formellement moins élaboré que bien des objets d'art.</p>



<p>Mais, surtout, <strong>Duchamp refermait avec une superbe insolence une parenthèse historique ouverte par les artistes de la Renaissance</strong>. Ceux-ci se sont en effet acharnés à se désolidariser des artisans et à se placer à un niveau égal, si ce n'est supérieur, à celui des savants et des lettrés. Dès le XVe siècle, ils décrètent que la peinture est cosa mentale.  Ses principes scientifiques «se comprennent sans opération manuelle», proclame <strong>Léonard de Vinci, qui met l'accent sur le dessin</strong> - sans doute pour se démarquer définitivement de la corporation des teinturiers. Le dessin, prétend-il, «n'est pas seulement une science, mais une déité».  Au XVIe siècle, une Academia del disegno se constitue sur le modèle de l'Académie des écrivains pour susciter gloses, doctrines et autopropagande de la peinture.  Il est peu de peintres alors qui ne se soient pas représentés en saint Luc peignant la Vierge sous le flambeau de l'ange inspirateur.  Bref, <strong>les artistes ont été les premiers responsables du mythe du génie créateur dont ils allaient bientôt se sentir prisonniers</strong> et dont aujourd'hui encore ils ressentent le malaise comme l'atteste précisément le geste de Duchamp. Cette mythification de l'artiste n'a été cependant possible que parce qu&#8217;elle répondait à une aspiration collective diffuse. Il semble que, au fur et à mesure que <strong>la société occidentale s'est déchristianisée, elle ait reporté sa ferveur religieuse sur l'art.</strong> Les musées ont pris la relève des lieux de pèlerinage. Ils fournissent aujourd'hui à l'industrie touristique plus encore qu'un alibi culturel&nbsp;: un tribut cultuel, une légitimation sacrée.</p>



<p><strong>Le statut d'exception fait à l'art dans notre culture est tout à fait singulier</strong> si l'on songe que, après tout, l'impulsion artistique, plus encore que le bon sens, est la chose du monde la mieux partagée. Il n'est pas même besoin d'évoquer <strong>les sociétés dites primitives dont les manifestations symboliques</strong> ont un caractère essentiellement collectif. Dans notre société elle-même, chaque enfant, à quelque milieu qu'il appartienne, s'exprime spontanément par le chant, la danse, la mimique, le modelage, le dessin, avant même de savoir écrire. C'est justement <strong>l'alphabétisation qui paraît entraîner comme contrepartie une inhibition progressive</strong> de toutes les impulsions plastiques dans lesquelles le corps intervient trop directement. Le fait est qu'à l'âge de douze ans l'adolescent occidental maîtrise la parole et la pensée conceptuelle, mais ne sait plus, ou n'a plus envie, ou n'ose plus ni chanter, ni danser, ni peindre&nbsp;: le dressage éducatif a fini par lui faire rentrer ces impulsions dans le corps.</p>



<p>Le <strong>conditionnement sélectif nommé «éducation»</strong> consiste donc à bloquer certaines aptitudes et à en surdévelopper d'autres selon une répartition qui obéit aux exigences socioéconorniques de la civilisation occidentale - encore ce terme d'«occidentale&nbsp;» est-il devenu superflu maintenant que, de l&#8217;Afrique à la Chine, l'humanité entière se désoriente et s'occidentalise. La technologie, la concurrence, le rendement, l'expansion, valeurs cardinales de la culture désormais planétaire, entraînent tout naturellement <strong>le privilège du verbe</strong>, de l'algorithme, de toutes les formes d'abstraction conceptuelle jusqu'au langage binaire de l'informatique, et la neutralisation de tout ce qui pourrait <strong>menacer le fonctionnement du code et de l'ordre techno-fasciste.</strong></p>



<p>Certes, <strong>pour être inhibées, les impulsions créatrices ne sont pas abolies</strong>, et cherchent confusément une voie de décharge ou un ersatz.  On connaît la nouvelle stratégie de la société de consommation, qui substitue la sollicitude à la répression frontale. Plus précisément, on restitue sous la <strong>forme de simulacres à la fois spectaculaires et inoffensifs</strong> les activités dont les individus sont frustrés&nbsp;: <strong>on les invite à vivre dans l'hébétude, par procuration, ou par téléparticipation, les performances sportives, sexuelles, artistiques, etc., respectivement au stade, au cinéma porno et au musée, en imposant une division des rôles rigoureuse entre producteurs et consommateurs de l'exploit spectaculaire.</strong></p>



<p>Pour ce qui concerne plus précisément <strong>la création artistique, cette stratégie fait d'une pierre deux coups</strong>&nbsp;: elle assouvit par la contemplation passive les aspirations artistiques latentes des gens du commun, et elle intègre économiquement et mentalement les individus qui persistent malgré tout à produire de leurs mains des objets plastiques. Leur activité - dont on finit par oublier qu'elle est originellement <strong>gratuite et jubilatoire</strong> - est <strong>professionnalisée, mercantilisée, solennisée, quand ce n'est pas divinisée</strong> - mais n'est-ce pas justement ce que revendiquaient les artistes de la Renaissance?  Les oeuvres <strong>sélectionnées par le système des Beaux-Arts</strong> sont aujourd'hui <strong>religieusement exposées dans ces nouveaux temples</strong> que sont les musées de manière à susciter non pas la <strong>créativité, mais tout le contraire&nbsp;: la dévotion.</strong> Et ce sont précisément ces réflexes de <strong>piété révérencieuse que Duchamp tourne en dérision</strong> en soumettant des ustensiles standardisés à la consécration artistique&#8230;</p>



<p><strong>Michel Thevoz,</strong> article dans <em>Philosopher1</em>, sous la direction de Christian Delacampagne et Robert Maggiori, Fayard, 2000.</p>]]></content:encoded>
</item>
<item rdf:about="http://www.cyberphilo.org/index.php/y-a-t-il-encore-des-criteres-d-appreciation-esthetique">
  <title>Y a-t-il encore des critères d'appréciation esthétique?</title>
  <link>http://www.cyberphilo.org/index.php/y-a-t-il-encore-des-criteres-d-appreciation-esthetique</link>
  <dc:date>2008-04-08T22:24:43+02:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>Admin</dc:creator>
  <dc:subject>L'art</dc:subject>
  <description>Les critiques d'art et leurs critères d'appréciation...</description>
  <content:encoded><![CDATA[<p>Les critiques d'art et leurs critères d'appréciation...</p> <p>S'il arrive trop souvent que les discours des critiques et des historiens de l'art contemporain pêchent par leur sottise et leur prétention, ceux de ses adversaires sont souvent marqués par l'emporte-pièce, le péremptoire, le dogmatisme. <strong>Le discours sur l'art semble alors ne pas être soumis à la moindre rigueur intellectuelle</strong>, il pourrait charrier toute la subjectivité de son auteur, n'aurait pas à être jugé sur la validité et la tenue de son argumentation. <strong>Cet art de l'à peu près vindicatif dans les discours critiques de l'art contemporain</strong> n'est pas le fait que de débutants prosélythes mais aussi des meilleurs et des plus respectés de nos intellectuels, ainsi <strong>Claude Lévi-Strauss</strong>: "Les impressionnistes avaient encore appris à peindre, mais ils faisaient ce qu'ils pouvaient pour l'oublier; sans y parvenir, Dieu merci...". Ou encore: ...<a href="le tableau cubiste">le tableau cubiste</a> qui, à l'origine et par un effet de choc, paraissait l'instrument d'une révélation métaphysique, tombe aujourd'hui au rang de composition décorative, et qui touche surtout parce qu'elle illustre le goût d'une époque".</p>


<p>On serait en droit de poser quelques questions à l'auteur de ces assertions. On aimerait connaître le nom des peintres impressionnistes qui "faisaient ce qu'ils pouvaient pour l'oublier", l'art de la peinture. Où sont les déclarations conservées et attestées de ceux qui s'imposaient une aussi lourde tâche? Mais peut-on poser ces questions sans montrer de l'irrévérence à l'égard de l'inventeur de l'anthropologie contemporaine? Il en va ainsi de toutes les affirmations, nombreuses, sur l'art moderne et contemporain, qu'il assène au gré de ses écrits. Mais peut-être faut-il lire les interventions de Claude Lévi-Strauss dans l'histoire de l'art moderne à<strong> la lumière de cet aveu qui ne manque pas d'honnêteté intellectuelle et qu'on oublie</strong>&nbsp;: "Un certain état de la peinture fait partie intime de ma culture et de ma biographie. C'est cet état qui me procure des émotions esthétiques, qui met ma pensée en branle. Il est apparu vers le XIIIe siècle, a duré jusqu'au début du XXe. <strong>Ce qui vient après appartient à un autre état</strong>. Je constate qu'il m'émeut rarement ou pas du tout, et j'essaie d'en comprendre les raisons&nbsp;».</p>


<p>Revue <em>Esprit</em> n°173-juillet/août 1991, <strong>dossier</strong>&nbsp;: <em>Y a-t-il encore des critères d'appréciation esthétique?</em></p>]]></content:encoded>
</item>
<item rdf:about="http://www.cyberphilo.org/index.php/art-contemporain-miroir-social">
  <title>Art contemporain, miroir social.</title>
  <link>http://www.cyberphilo.org/index.php/art-contemporain-miroir-social</link>
  <dc:date>2008-04-08T22:17:00+02:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>Admin</dc:creator>
  <dc:subject>L'art</dc:subject>
  <description>L'évolution de la fonction de l'art.</description>
  <content:encoded><![CDATA[<p>L'évolution de la fonction de l'art.</p> <p>(&#8230;) Péniblement, au stade encore militant, <strong>un réseau de lieux d'art contemporain</strong> existe en France depuis une quinzaine d'années. S'il n'est pas encore capable de rivaliser budgétairement avec ses équivalents des autres pays européens, il a néanmoins permis aux jeunes artistes français de retrouver une crédibilité internationale.</p>



<p>Cette renaissance de l'art public éclaire tout particulièrement <strong>l'évolution de la fonction de l'art</strong>. La statuaire commémorative - l'ancien élu, le glorieux militaire, les valeurs bourgeoises et républicaines (la Justice, la République, le Commerce) qui ne laissait pas le moins du monde place au doute, a cédé la place à <strong>l'art contemporain dans ses vertus interrogatives mêmes</strong>.
Le public a ainsi réintégré l'art de notre temps dans l'espace public, malgré ou à cause des questionnements et de la générosité qu'induit tout dialogue artistique intelligemment conçu.</p>



<p>L&#8217;art se donne, fondamentalement, cette fonction de miroir social. Les contradictions humaines sont au c&#339;ur de la production même de l&#8217;&#339;uvre.</p>



<p>Spectacle pur et souci d'immédiat ici, ambition sociale et ambition d'histoire ailleurs, <strong>tout peut être à l&#8217;&#339;uvre</strong> et le spectateur le ressent et le vit, quelle que soit sa propre recherche d'image ou sa circonspection face à ce qui innove.</p>



<p>Le mouvement est tel désormais que certains artistes, comme <strong>Leonel Moura au Portugal</strong>, se consacrent presque exclusivement à l'art public. Un métier d'artiste transformé au point d'évoluer vers l'architecture, l'écriture, la création d'événements culturels. Est-ce dire pour autant que l'art se serait converti à la lutte contre la «&nbsp;fracture sociale&nbsp;», certainement pas, au contraire. L&#8217;art ne pourrait au mieux que pointer les aberrations, les hiatus d'une société, comme le fait Martha Rosler, par exemple. L&#8217;art a, en revanche, toute possibilité de révéler, de désigner. Il <strong>impose sa diversité contre les monolithismes</strong> du «&nbsp;bon goût&nbsp;», <strong>la volonté de recherche</strong> contre les conservatismes, <strong>une interrogation du corpus social</strong> contre tous les conforts.</p>


<p>Jean-Louis Maubant*,</p>



<p><em>La fonction sociale retrouvée de la création</em>, article dans <em>Manière de voir</em> n°57 <strong>Le Monde diplomatique</strong>, mai-juin 2001.</p>


<ul>
<li>Directeur de l&#8217;Institut d&#8217;art contemporain de Villeurbanne</li>
</ul>]]></content:encoded>
</item>
<item rdf:about="http://www.cyberphilo.org/index.php/que-reste-t-il-de-la-nouveaute-quand-elle-nest-plus-neuve">
  <title>Que reste-t-il de la nouveauté quand elle n’est plus neuve ?</title>
  <link>http://www.cyberphilo.org/index.php/que-reste-t-il-de-la-nouveaute-quand-elle-nest-plus-neuve</link>
  <dc:date>2008-04-08T22:08:05+02:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>Admin</dc:creator>
  <dc:subject>L'art</dc:subject>
  <description>L'art contemporain est-il art parce qu'il est contemporain?</description>
  <content:encoded><![CDATA[<p>L'art contemporain est-il art parce qu'il est contemporain?</p> <p>Nous n'allons tout de même pas parler sérieusement &#8230; de ces fameuses installations - un tas de charbon, des boites empilées, une vieille couverture... qu'on trouve maintenant dans nos musées!</p>


<pre></pre>

<p>Je me souviens de la grande exposition «&nbsp;Manifeste&nbsp;», il y a quelques années, où le Centre Georges-Pompidou montrait les acquisitions récentes (les années soixante-dix-quatre-vingt) dont il était le plus fier... Quelle tristesse!  Quel dégoût!  Pour quelques oeuvres estimables, combien d'autres absurdes, insignifiantes, dérisoires&nbsp;? Espère-t-on, avec cela, <strong>résister à la sous-culture télévisuelle</strong>, au nihilisme, au règne du fric et de l'esbroufe?</p>


<pre></pre>

<p>La difficulté, bien sûr, c'est que <strong>les notions de «&nbsp;modernité&nbsp;» ou d' «&nbsp;art contemporain&nbsp;»,</strong> prises en elles-mêmes, n'ont aucun sens normatif, ni même descriptif.  Etre moderne, c'est être de son temps, voilà tout - et comment serait-on d'un autre? Être contemporain, c'est être d'aujourd'hui&nbsp;: ce n'est pas une valeur; c'est un fait, et qui ne prouve rien. Il y a évidemment des artistes modernes que j'admire (Picasso, Matisse, de Staël ... ), des artistes contemporains que j'aime (Balthus, Bacon, Sou!ages&#8230;) Et j'ai beaucoup de respect pour <strong>plusieurs jeunes peintres d'aujourd'hui, qui essaient de réinventer un «métier perdu»</strong>, comme dit Lévi-Strauss, et d'empêcher que l'avenir de la peinture ne soit tout entier derrière elle, comme on pourrait parfois le craindre, ou derrière nous...</p>


<p>Il ne s'agit donc pas, cela va sans dire, d'être <strong>pour ou contre la modernité</strong>.  Il s'agit simplement de rappeler cette évidence: que la chronologie, en art, ne fait pas loi, et que la <strong>modernité dès lors ne saurait tenir lieu d'esthétique</strong>.  Picasso est aussi moderne que Duchamp; Bacon, aussi contemporain que Dubuffet.  Qu'est-ce que cela nous apprend sur la valeur respective de leurs oeuvres?  Rien, bien sûr.  <strong>Le modernisme, comme idéologie, voudrait nous faire prendre ce rien pour l'essentiel</strong>.</p>



<p>Ce qui est en cause, ce n'est donc pas la modernité comme fait; c'est la modernité comme idéologie (le modernisme), comme valeur (la nouveauté pour la nouveauté), comme principe (la rupture pour la rupture).  Et c'est, encore plus, sa radicalisation dogmatique - à la fois théoriciste et terroriste - <strong>sous couvert d'avant-garde</strong>.  Je ne veux pas reprendre ici ce que j'ai dit ailleurs, ce que beaucoup, qui sont plus compétents que moi, ont abondamment analysé (voyez, dans des problématiques d&#8217;ailleurs différentes, les livres de Jean Clair, d&#8217;Antoine Compagnon, de Marc Fumaroli, de Michel Schneider, de Jean-Philippe Domecq, de Jean-Louis Harouel, de Benoït Duteurtre *). Un mot, simplement, sur ce qui me paraît le contre-sens principal de l&#8217;avant-gardisme&nbsp;: un triple contre-sens sur l&#8217;art, sur le temps, sur le progrès.</p>



<p><strong>André Comte-Sponville</strong></p>



<p><em>La sagesse des Modernes</em>, A Comte-Sponville et Luc Ferry, Pocket, 1999.</p>


<ul>
<li>Jean Clair, <em>Considérations sur l&#8217;état des beaux-arts, Critique de la modernité</em>, éd Gallimard, 1983&nbsp;; Antoine Compagnon, <em>Les cinq paradoxes de la modernité</em>, éd du Seuil, 1990&nbsp;; Marc Fumaroli, <em>L&#8217;Etat culturel</em>, éd de Fallois, 1991&nbsp;; Michel Schneider, <em>La Comédie de la culture</em>, éd du Seuil, 1993&nbsp;; Jean-Philippe Domecq, <em>Artistes sans art ?,</em> éd Esprit, 1994&nbsp;; Jean-Louis Harouel, <em>Culture et contre-cultures</em>, P.U.F., 1994&nbsp;; Benoit Duteurtre, <em>Requiem pour une avant-garde</em>, éd Robert Laffont, 1995.</li>
</ul>]]></content:encoded>
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  <title>CAFE DE PHILOSOPHIE : fatalité, destin, déterminisme... et liberté</title>
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  <dc:date>2008-03-29T17:35:11+01:00</dc:date>
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  <dc:creator>Admin</dc:creator>
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  <description>à propos de « troïlus et cressida »
de William Shakespeare
Mise en scène Declan Donnellan
(du 1er au 5 avril  à la Comédie de Reims)</description>
  <content:encoded><![CDATA[<p>à propos de «&nbsp;troïlus et cressida&nbsp;»
de William Shakespeare
Mise en scène Declan Donnellan
(du 1er au 5 avril  à la Comédie de Reims)</p> <p>''
"fatalité, destin, nécessité, déterminisme, contrainte, obligation et liberté".'' La seule obligation que nous ayons est d'être libres. Libres les fumeurs parqués sur les terrasses de café&nbsp;? Libres les automobilistes embouteillés&nbsp;? Libres la ménagère ou le ménager de pouvoir choisir entre 20 marques de lessives? Contraintes, obligations, fatalité, liberté&nbsp;?</p>



<p>Samedi 5 avril de 17 h 30 à 19 h 30
Au Bar de la Comédie de Reims</p>


<p>animé par Didier Martz, philosophe</p>


<p>RDV Philo, le mardi à 15 h sur RCF Reims (87.9) Ardennes (94.6)</p>]]></content:encoded>
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