Comme le bateau contient le naufrage disait Lao-Tseu, le combat mené pour les droits de l'homme en Chine et au Tibet est l'occasion rêvé par le capitalisme mondial d'ouvrir une brèche dans le marché chinois. Le capitalisme pour se développer s'accommode mal des dictatures. Certes, il faut se battre pour les Tibétains, contre la violence, contre la répression et pour les libertés. Pour la liberté, justement. Celle qui intéresse le capitalisme. Celle d'aller et venir, de consommer. Dans le temps même où l'on œuvre pour plus de démocratie, pour plus de liberté de pensée et d'expression, on fait le lit d'une autre liberté plus propice au développement du marché. Le silence assourdissant concernant la situation des travailleurs chinois, femmes, hommes et enfants est d'ailleurs significative : ne pas contrarier la marche des affaires. Comme le dit un des vendeurs de "baskettes", un oeil sur ses affaires, un autre sur l'affaire du Tibet, cette dernière à un "potentiel d'impact significatif". Certes, lutter pour les droits de l'homme mais point trop n'en faut...