Le suicide, mort volontaire
Par Admin, samedi 22 octobre 2005 à 22:11 - La mort - #31 - rss
Les jeunes et les personnes âgées sont les catégories plus marquées par le suicide
Le suicide chez les personnes âgées :
L'augmentation du nombre de suicides chez les personnes âgées est une des conséquences de la longévité. Selon des chiffres communiqués par le centre d'épidémiologie sur les causes médicales de décès de l'Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale), 274 personnes de plus de 60 ans se sont suicidées en Ile-de-France en 1998. Si ces chiffres sont alarmants, il semblerait qu'ils représentent une faible proportion par rapport à ceux des communes rurales et des petites unités urbaines.
Toutefois, ces évaluations sont à considérer avec prudence. Le nombre de décès par suicide est bien souvent sous-estimé du fait d'un défaut de déclarations ou de l'existence de suicides cachés, inscrits dans d'autres rubriques de décès. "La mort est un sujet tabou, le suicide encore plus. Nous sommes dans une société où l'on est trop souvent indifférent aux problèmes des vieux. Dans l'esprit des gens, le suicide des personnes âgées est moins choquant que celui des jeunes. Il ne fait que précipiter une mort inéluctable, alors que chez les jeunes, c'est plus révoltant", commente la sociologue Josiane Andrian.
Comparé aux plus jeunes, le suicide est, chez les aînés, une décision mûrement réfléchie. "Lorsqu'une vieille personne nous téléphone, c'est généralement pour nous dire je vais le faire plutôt que j'ai envie de le faire. Un jeune nous dira je ne sais plus quoi faire, alors que chez quelqu'un d'âgé c'est plus, j'ai tout fait, je n'ai plus rien à attendre", explique Agathe de Suicide Ecoute. Cette association enregistre 13000 appels par an, dont 80% en provenance de l'Ile-de-France et environ 12% émanent de personnes de plus de 55 ans. (Extraits - Le Figaro 16/01/2002)
Le suicide chez les jeunes :
La mort comme une issue. Une idée qui s'insinue, s'incruste, s'impose finalement du matin au soir, du soir au matin, poursuivant sans répit sa "victime" jusque dans le moindre recoin de son esprit. "Il est arrivé un moment où je ne pensais plus qu'à ça. Je ne pouvais plus voir un couteau à table, un rasoir dans la salle de bains, un médicament dans l'armoire à pharmacie, sans me dire que j'allais m'en servir pour me tuer", raconte Céline, 19 ans, peu après sa tentative de suicide. Chaque année 50000 jeunes de moins de 25 ans tentent d'en finir avec la vie. Et encore, il ne s'agit là que de la face visible et déclarée du phénomène, en réalité bien plus important.
Attention : penser à la mort, jouer avec cette idée, provoquer l'entourage par un look de "croque-mort" ou une attitude nihiliste n'est ni une maladie ni l'annonce d'un suicide imminent. Inconnue et mystérieuse, un peu taboue aussi, la mort peut être attirante. "Comment un jeune pourrait-il ne pas y penser alors qu'il doit justement faire le deuil de son enfance, tuer en lui les images infantiles.", constate le docteur Michèle Battista, qui dirige, à Marseille, une unité hospitalière spécialisée dans l'accueil des adolescents. Rien de morbide là-dedans, tant que ces incursions en terrain macabre restent passagères.
Mais, lorsque les idées noires finissent pas devenir répétitives, obsessionnelles (comme c'est le cas pour un jeune sur dix environ !), celui qui souffre cherche alors un moyen d'en sortir. La solution : la fuite, le suicide pour tirer un trait définitif sur toute cette douleur. ...
Extraits de Phosphore - octobre 2000 Extraits empruntés au site : http://suicide.ecoute.free.fr

